‹ Mémoires et notes de--,représentant du peuble à l'Assemblée législative, à la Convention et aux arméesChapitre 77 sur 87 · L'ÉMIGRATION · texte numérisé non relu

L'ÉMIGRATION

M. Weber dit à ce sujet : « Les fédérés en arrivant à Paris demandaient à cire présentés au Roi et à la Reine; témoins des vertus de ce monarque et de son auscuste compagne, ils rivalisaient d'empressement à leur payer un juste tribut d'admiration et d'éloges. Un des chefs des fédérés (l'Anjou, -M. Delauuay d'Angers, profita de la circonstance pour adresser à la Reine des compliments flatteurs. »

M. Delaunay n'était point l'un des chefs de la fédération de mon déparlement ; parti comme moi en qualité de simple volontaire, il eut l'amour-propre de vouloir paraître à la Cour et y fut remarqué par la Reine, qui, dès le premier abord, jugea qu'il pourrait, plus tard, cire utile à ses desseins. Il parlait avec facilité et jouissait dans notre pays de ([uelque considération comme avocat. La Reine le fit nommer commissaire du Roi lors de la nouvelle organisation des tribunaux; il fut, par la suite, envoyé en qualité de député à la première assemblée législative et à la Convention ; alors son ambition ne connut plus de bornes et, comme Barnave, il est mort victime des séductions de la Reine, tous deux ont péri pour n'avoir pas su résister aux appas d'une cour (jui a entraîné avec elle tout ce qui a eu le malheur de l'approcher.

Page 1