‹ Mémoires et notes sur les étoiles doubles et la détermination des orbitesChapitre 2 sur 44 · SUR LES · texte numérisé non relu

SUR LES

Par M. YVON VILLARCIAU.

(Présenta à l'Académie des Sciences, le 36 mars 18/19.)

Méthode pour calculer les orbites relatives des étoiles

doubles .

t. En présentant à rAcadémie le résultat du mes recherches sur le mouvement de i; d'Hercule, j'ai dit que j*y étais parvenu en faisant usage d'une méthode particulière. L'objet de la présente communication est d'établir les formules sur lesquelles repose cette méthode , me proposant d'entrer plus tard dans les détails convenables pour en bien faire comprendre l'application.

Soient m' et m'^ les masses de Pétoile principale et de son satellite y et à IMÉ 'époque t :

^Ê r" leur distance mutuelle; W Z la distance de l'étoile principale à la Terre ;

I X*' y y" y «" les coordonnées rectangulaires de m" parallèles à trois axes f passant par in\ La direction de l'axe des z est celle du prolongement de Z , et ' les axes des x et des y sont situés dans le plan perpendiculaire au rayon visuel , de manière que l'axe des x soit en réalité dirigé vers le Nord, et celui des y vers TEit.

!Nous ferons abstraction de la variation de la distance Z et de celle du plan des X y. Quant au déplacement de Taxe des x dans le même plan, nous supposerons qu'on en ait tenu compte en corrigeant les angles de position de l'effet de la précession, celui de la nutation étant ici tout à fait insensible.

Soient x , ^, z, r les nombres de \" correspondants aux coordonnées x" y y , z'' et à la distance réelle r"y de manière qu'en désignant par R la distance moyenne de la Terre au Soleil , et par cr' la parallaxe de m', on ait

a?"=j:Ztangi'% /".—jZtang 1", z"=zZtangi", /•''=rZtangi".

Soient d^ailleurs M 4- w la somme des masses du Soleil et de la Terre , W le moyen mouvement terrestre , f le coefficient de Tatlraction universelle ; on a

on a aussi

(Ci) R = nT'Ztangi";

ce qui donne d'abord

,, R II ^ Il ^ w R

ta X3 X3 JS

L'équation diiTérentielle du mouvement relatif de m" projeté sur Taxe des .r, est

elle devient, à cause des valeurs précédentes,

^^ /RV H"~^'

Posons , pour abréger,

en éliminant /entre (i) et (3), il vient

La quantité ^ sera déterminée plus loin ; et si Ton connaît la parallaxe xs' ^ réquai ion (4) f^ra connsûtre ensuite le rapport de la somme des masses desj deux étoiles à la somme des masses du Soleil et de la Terre.

8. Revenons à notre objet. La relation (3) permet de donner à Téqua- \ tion différentielle ci-dessus , et aux deux autres équations semblables qui se lapportent aux coordonnées y et s, la forme suivante, sous laquelle on i présente ordinairement ces équations : i

—rr -I- |x— : = o. l

Actueliement, soient : a Tangle de position compté de x vei^ ^ ; p la prolection du rayon vecteur /sur le plan des ^vy^ ou la dist<ince apparente des koiles ; > Fangle de r avec sa projection p ; nous aurons

ji' = p cos a , / = p sin a , (6) ^ z =ptang>.,

cos X

Nous allons former les dérivées de ces quantités par rapport au temps ; la j dernière ne nous servira pas immédiatement. Il viendra d'abord :

ii,v du . (ia.

— - = cos ot-z sin a . p -7- 9

fit dt ^ fit

dy . dp dv.

-- =: Sin a — h cos a . p -— 9

, dt fit ^ fit

' dz . flp p fil

-r := tang A — *- H -— ,

fit ^ fit cos^ X dt

flr i dp p ^ fl\

. -j- = r -j- -f r tang > -j-'

\ dt cos\ dt cosX ° dt

Différentiant de nouveau les trois premières de ces équations , et substituant

d^ jc d^ Y d ' z à la place de ---, -7--, -— ~ leurs valeurs en fonction iTip, a ct>, tirées * flt^ flt^ dt^ r' '

des équations (5) et (6), il viendra ;

cos^X d^p dpdoL dof? d^oL

ft — -- cosx=:cosa-7^— •2sma-r--; cosa.p -7— — sma.p--7--->

^ f dt"" dt dt ^ flt^ ' dt^

, COS^X . , d'^p dpdoL , da? d^OL

(«) [-V-^ 5ina = s.na^-f-2cos«^^-sm«.p^+cos«.p — ,

cos'X , ,rf*P 9. dpfl\ aungX dV p rf'X

^__tangX=UngX-+ -3^-f -+ -^^;^p^ + ^-3^-p^-

Il convient de substituer à ces équations, de nouvelles équations plus simples. On y parvient d'abord en multipliant les deux premières par sin a ou cos a , de II' manière à éliminer pi et à tirer sa valeur ; on a ainsi :

d ù doc fP a

COS' A fl(X^ fl-p

^'"'V'^^'fJr'^dF'

Multiplions luaintenant la dernière de ces équations par tang> , et aioiUonj membre à membre avec la troisième équation (8) , nous aurons

rfa'

a d^ (il 2 tang l d\\ ù d'\

orrtancA.P- H rr -r- 1 — :t— PttH — ' — —

** ^ (ir vo%ndt dt cosn '^^i/' cosUrfr

, . ,. sin^cosA ou, en multipliant par ?

( 1 o) o = sm' ^ -7-; -h - tanc a -~ -r- ^ ' dt^ ù ^ dt dt

2 tang' \

dr

tangX

Le facteur commun sinX, introduit ici, prépare cette équation pour une! élimination ultérieure. Les équations (9) et (10) sont les analogues de ceWe&l que l'on trouve dans la Mécanique céleste.

La première équation (9) montre, comme on le sait, que Taire projetée' décrite par le rayon vecteur croît proportionnellement au temps. En effet, |

cette équation , multipliée par - p, est la différentielle exacte de -p' — -, on!

a donc, en Tintégrant,

1 da

2 ^'dî

const.

Quant à la seconde équation (9) , son premier membre étant essentkV lement positif, il s'ensuit que le second doit Tétre également. Les données ,Àe l'observation doivent donc satisfaire à la condition

(10 bis)

lOL'

dt

p dt'

3. Les quantités a, p et leurs dérivées étant considérées comme fournie

par les observations , les inconnues du problème sont les quantités /^ 9 ^ ' ~7>

-—9 au nombre de quatre, et contenues seulement dans la secon<

équation ( 9) et Féquation ( 1 o). Pour les déterminer, nous avons besoin nouvelles relations entre ces quantités. Or, la seconde équation (9) co tenante, mais non point ses dérivées, il suffira de la différentier deux f< de suite.

Il viendra , par une première différentiation ,

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