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PHLEGMONS DE LA FACE OU DU COU

1)E L’EMPLOI DE L’ONGUENT NAPOLITAIN DANS LES PHLEGMONS DE LA FACE ET DU COU.

Les effets résolutifs de l’onguent napolitain ont été vantés dans des cas si divers qu’aujourd’hui ils ne peuvent plus être révoqués en doute. La publication des trois faits suivants n’a donc pour but que de prouver les services que cet onguent est appelé à rendre dans les phlegmons des parties latérales du cou et de la face. Son importance ici n’a peut-être pas été assez sentie, cependant son action résolutive est d’autant plus précieuse qu’une répercussion sur l’appareil cérébral est à redouter , et que plus d’une

foi» une encéphalite ou une méningite en a été la conséquence. I) ailleurs les nombreux filets nerveux qui patron reut ce» régions rendent les douleurs excessivement vives. C'est pourquoi le médecin doit faire tous se s efforts pour amener la résolution de ces tumeurs plilegmoneuses, et lorsqu’il n’a pu l'obtenir, il doit encore tâcher, par l'emploi des maluratifs, de favoriser la suppuration la plus prompte. C’est bien le ras d'aider la nature, d’user do toutes les ressources que la science possède, soit pour résoudre le phlegmon, soit pour le faire abcéder plus vite.

Ce» considérations suffiront, j'espère, pour démontrer l'utilité de l’onguent napolitain dans les circonstances cidessus mentionnées, et donneront peut-être plus d'intérêt aux faits que je vais faire connaître.

1er Fait. — Mademoiselle Hr..., âgée de 14 ans, est d’un tempérament sanguin et d’une bonne complexion. Kilo est affectée d’un phlegmon sous l’angle de la mâchoire depuis plusieurs jours (mars I K 40); malgré les remèdes qui lui sont opposés, il ne. cesse de grossir , déjà il a atteint le volume d'une noix, et on pou de fluctuation y existe. Des frictions avec l'onguent napolitain sont alors faites. Itépélées malin cl soir pendant plusieurs jours , elles eu amènent la résolution.

2c Fait. — La fille Morin, de Cbanccau , près la colonie de Metlray , âgée de 21 ans, d’un tempérament sanguin, sent se développer, à la suite de la scarlatine (mars 1841), une tumeur phlcgmoneusc entre l’apophyse mastoïde et

l’angle de la mâchoire du côté droit. Cette tumeur s’accroît chaque jour et occasionne une douleur et une fièvre intenses. Déjà elle rougit , commence à se ramollir, et la suppuration paraissait imminente, lorsque je prescrivis des frictions avec l’onguent napolitain. Continuées pendant 8 jours elles procurent la résolution de cette tumeur qui semblait devoir abcéder.

3e Fait. — Caré, colon de Mettray, âgé de 16 ans, est pris des oreillons, le 20 août 1844. Cette affection ne se termine pas par résolution, comme cela arrive le plus ordinairement, il survient un phlegmon sur la partie postérieure de la joue , au-dessous de l’apophyse zigomatique. La rougeur, le gonflement, la tension et surtout un peu de fluctuation ressentie dans le point le plus proéminent du phlegmon, font craindre une terminaison par suppuration. Pour la prévenir, j’ai encore recours à l’onguent napolitain. Pendant 12 jours consécutifs, des frictions faites matin et soir, dissipent la tumeur, et, chose digne de remarque, favorisent la résorption du pus épanché.

MEMOIRE SUR LA DIPHTHÉRITE LARYNGIENNE (').

Le croup ou diphthérite laryngienne , maladie grave , qui décime les populations , a beaucoup exercé le génie des médecins. Les investigations auxquelles ils se sont livrés n’ont pas été sans résultats pour la science (2). Elles ont jeté un grand jour sur l’anatomie pathologique et la thérapeutique de cette affection. C’est ainsi que, par l’observation des faits , le nuage qui nous dérobait les secrets de la nature finit par s’éclaircir. Plus ces faits sont nombreux , plus ils sont concluants ; on ne saurait donc trop les faire connaître, quand on en possède. Ceux qui font l’objet du mémoire suivant m’ont paru digne d’être

(1) Croup d’IIome.

(2) Traité de la Diphthérite , du professeur Bretonneau.

signalés. Ils consistent dans une observation de croup remarquable par la guérison due à la trachéotomie , et dans plusieurs observations de dipblhériles laryngiennes et trachéales soit primitives, soit secondaires , guéries par la cautérisation avec le nitrate d'argent (I). De ces diverses observations découlent des réflexions sur le début parfois insidieux de la diphlliérite, sur le traitement topique , sur l’époque où la trachéotomie doit être pratiquée, etc.; réflexions qui font partie de ce mémoire et h la suite desquelles se trouve la description de plusieurs instruments nouveaux , qui tendent à simplifier cette opération et à en assurer la réussite ; puis la comparaison des symptômes différentiels de l’angine couenneuse commune et de la diplithérite pharingicnnn , enfin les preuves qui me paraissent susceptibles d’établir l’identité de ces deux angines.

Je diviserai ce travail en trois parties.

(I) M Edouard Gtndron , médeda à CbâlesureMolt , » I** pmnirr tait «li* te raii«U‘|tM* conlrr l'atiginr rournnrnar.

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