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DES GENCIVES CHEZ LES ENFANTS

Le travail île la dentition détermine des maladies soit locales, soit sympathiques, qui, dans certaines circonstances , prennent un caractère fort dangereux. Ainsi, outre les douleurs plus ou moins vives que ressentent les enr r>* il se déclare assez souvent des convulsions ou d’aiinc^ accidents cérébraux , dont la mort est quelquefois la conséquence. Pour y remédier, les moyens ne manquent pas; mais de tous, le plus sûr, le plus efficace, ^ns les cas extrêmes , est, à mon avis, l’incision des gencives. L’efficacité de ce moyen , contestée par quelques méde-

cm» , a certainement fassent imeul du plus grand nombre. D'ailleurs, l'on sait que fréquemment des symptômes graves disparaissent , dés que , par les efforts de la nature , le sommet des dents vient à percer les gei cives. Dans ce cas-ci, l'utilité de l’incision ne petit donc être révoquée en doute, puisqu'elle ne fait que suppléer la nature, lorsqu'elle est impuissante,

I.e choix des instruments pour la pratiquer n'est pas sans importance , car des blessures peuvent résulter do l'emploi d'un instrument qui ne réunirait pas les conditions nécessaires. Parmi ceux que je connais , aucun ne me semble plus convenable que celui que j'ai fait confectionner , et que j'appellerai srcatrur (1rs gencives. Il remplit la principale indication qui consiste à faire nettement et franchement, soit une incision simple , soit une incision cruciale , sans que l’on puisse craindre de blesser le bord ou la commissure des lèvres , le dedans des joues , la langue ou tout autre partie. Il se compose de deux lames île Si centimètres de longueur et d’un manche à deux bouts de 81 centimètres. Des deux lames placées à chaque bout du manche, l'une a la forme d’un tranchel de cordonnier. Elle n’est coupante qu’à son extrémité, qui est anguleuse et pointue; ses bords ne sont pas tranchants. Cette lame sert à faire l'incision longitudinale sur les gencives des dents incisives et des dents molaires. L’autre est arrondie à son extrémité ; de ses deux bords l’un est mousse dans toute son étendue, l’autre n’est coupant que dans sa partie convexe

Les laines doivent être épaisses et fortes, afin do résister lorsqu’elles pressent sur l’émail des dents. 11 résulte de leur disposition que, dans l’incision longitudinale faite sur une molaire, par exemple , le tranchant porte en entier sur la gencive. On peut, alors, inciser sans crainte, attendu que les bords des lames du sécateur n’exposent à aucun danger. L’incision transversale ou de dehors en dedans , se fait facilement au moyen de la partie convexe et tranchante de la deuxième lame , dont l’extrémité arrondie peut toucher la langue sans la piquer. Ainsi , dans la manœuvre de cet instrument, l’on doit avoir d’autant plus de hardiesse, que l’on ne peut léser aucune partie de la bouche; on doit donc agir en toute sécurité. Cette sécurité ne devrait pas exister avec un instrument à bords tranchants et à pointe aigue, car si l’enfant venait à remuer, l’on serait obligé de suspendre l’opération. De là , plus de lenteur dans l’exécution, plus de souffrance pour l’enfant. Enfin, si par une cause quelconque, la nourrice détournait la tête, ou bien si elle tenait mal l’enfant, ce dernier pourrait être facilement blessé d’une manière plus ou moins fâcheuse. 11 n’en faudrait pas d’avantage pour exciter la douleur , l’indignation des parents, et pour causer des désagréments au médecin qui se serait rendu involontairement l’auteur des blessures. Le sécateur des gencives obvie à tous ces inconvénients ; par ce motif, il me paraît mériter la préférence sur le bistouri , la lancette, etc.

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