SUR LA RÉUNION IMMÉDIATE DANS CERTAINES PLAIES HERNIAIRES
De toutes les opérations chirurgicales la kélotomie est une des plus importantes. Elle exige une connaissance exacte des parties lésées , de la précision dans le diagnos-
* J’ai adressé ce Mémoire à la Société médicale de Tours, en 1830, alin d’en obtenir le titre de membre résidant. Intercallé dans un long rapport, il ne fut imprimé qu’en partie. Depuis, d’autres observations sont venues confirmer les faits que j’avais avancés. J’ai pensé que ces faits ne devaient pas rester ignorés, et qu’ils pouvaient tout naturellement trouver place ici. En livrant ce Mémoire à l’impression , j’ai donc soin d’y ajouter les nouvelles observations que j’ai recueillies et les réflexions que le temps m’a suggérées.
Si ma propre expérience m’avait démontré l’efficacité du mode de
lie , du uirift- froid , hc.iucotip «h* sûreté et d'habileté dan* la main. Main ce» qualité ne sufHiient pas. Pour atteindre le Imt , pour arriver à la guérison , il est ou point <|iii mérite tous les soins . toute !' alleu u ou de l'opérateur , c'est le pansement , c'est surtout ta méthode île panser tlette méthode a Varié suivant les temps et les auteurs «pu
ont traité des hernies.
Franco Paré et plusieurs autres pratiquaient la réunion immédiate au moyeu de la suturr Telle manière d’agit n ‘était pas mus danger , attendu la violence de rinflamma* lion et les autre* accidents qui en pouvaient être la suite : d'ailleurs , l'introduction de plusieurs aiguilles dans le* chairs n'est pas sans exciter de la douleur. T'est en qnel «pie sorte pour le malade , une seconde opération a la-
l>anw'turtil que )•( signa e , je U trouverai» <Jau» le Trot lé pmlvjtu Je In Reunmn unmrdnilr , «le M Serre , professeur île ctiiiiqoe rhinirgirale a U Facilite île Médtefor île Montpellier , traite qui n'a part) que pn%tr ■ nrurement , en .SJ7 l'cl autour se manque pas de taire ressortir le*
avantage* de re genre, de réunion dan* le* plaie» herniaires. il die même a l'appui de mhi npiuion te» «l»»ervalion» de plu»ieur» de ses confrère* , d'on j inlère que #*il rrtl connu relie* que j'ai consignée» dan» rc travail il »>n fut servi dan» le même lait
Je eroi* cependant utile de faire remarquer que le mode de panscoicut indiqué par M Serre diffère de relui auquel j'ai recours, en ce que cet auteur préconise surtout la suture, taudis que je me sers de bandelettes d'emplAIre ag&tiilinalif Je les trouve Miflisanle* pour tenir rapprochée» des portions de peau aussi licites et aussi riteusibles que le sont celles de laine on du scrotum , et elle* me paraissent préférables pour «les raisons que je vais exposer tout k l'heure.
quelle on ne doit se décider que lorsque on ne peut mieux faire. Aussi Saviardet et Jean-Louis Petit lui substituèrent-ils un autre mode de pansement qui consistait à placer une tente de charpie ou tampon dans la plaie.
De nos jours les Anglais sont encore partisans de la réunion immédiate.
Bn France ces méthodes sont , à quelques exceptions près , abandonnées et remplacées par le mode de pansement qui consiste à laisser la plaie ouverte et à appliquer dessus un linge fenestré, enduit de cérat et recouvert de plumasseaux de charpie , de compresses longuettes, etc. L’air pénètre la plai<‘, les pièces d’appareil la touchent, et y produisent une irritation suffisante pour amener l'inflammation adhésive du sac et son oblitération complète.
Sans doute en réfléchissant aux avantages et aux inconvénients de ces diverses méthodes , on n’hésitera pas à suivre celle des chirurgiens français de notre époque. Cependant, si l’on veut bien tenir compte des bons résultats de la réunion par première intention , pratiquée seulement au moyen de bandelettes agglutinatives , résultats indiqués dans les six premières observations qui suivent, on s'empressera de l’adopter toutes les fois :
1" Que l’opération aura été faite de bonne heure;
2? Que les tissus auront été peu dilacérés, ou que la section en aura été simple et nette;
3° Que le sujet sera d’une bonne constitution; que l’in-