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tlammalion n'aura pan été asseï violente pour faire craindre la gangrène , tout de l ‘intestin, soit du sac;
4* ^>ue le sac ne sera ni dur, ni ancien , ni épais ; que sa dissection n’aura pas été laborieuse, et qu'il n’aura pas contracté de trop fortes adhérences avec les parties contenues dans sa cavité ;
5* (Jue les parties réduites n'auront pas une tendance extrême à ressortir ;
f»* (^tie l'on n'aura pas abusé du taxis, au point de contondre fortement la peau et les parties sous-jacentes , etc., etc
Ou pourra donc favoriser l'adhésion la plus prompte, lorsque le malade se trouvera dans «les conditions convenables. Ules se rencontreront souvent si le chirurgien sait prendre vite un parti décisif. Plus on attend pour opérer, et moins on a «le chances de réussir. !N’eftt-ce pas à «les retards prolongés que le célébré Dcsauli a dû ses insuccès*?
Au reste, les «mvrages les plus estimés** sur cette branche «le l'art de guérir prouvent assez la valeur «le ma proposition.
Les raisons qui militent le plus en faveur «le la réunion immédiate sont la rapidité de la guérison et l’assurance
• Nosographie chirurgicale de Richerand, 384, tome 3.
*♦ Dupuitmi , Clinique Chirurgicale. — Jotwrt de Umlwille, TraUé des maladies chirurgicales du canal intestinal. — Roche et Saumon^ Nouveaux Eléments de pathologie médieo-ehirurgicale.-Sme, Tra<' de ta réunion immédiate . etc
d’éviter par là les accidents susceptibles de compliquer les plaies en général , et surtout celles qui communiquent avec les grandes cavités splanchniques.
On a vu la péritonite , le tétanos , des fièvres de résorption, etc., enlever des individus affectés de plaies herniaires, quoique l’opération eût été bien faite, et les soins assidus et convenables.
Boyer et Sanson pensent que , pour obtenir l’adhésion des parois du sac, il faut laisser la plaie suppurer ; ils sont même d’avis que cette adhésion n’a pas lieu par l’emploi de la réunion immédiate Une pareille opinion perdra sans doute de son importance , quand on considérera qu’il est, en général , nécessaire de resequer les lambeaux du sac , et toujours prudent de porter, après la guérison, un bandage capable de prévenir de nouveaux accidents.
Il faut ajouter à cela que la cicatrice par réunion secondaire est plus large , plus faible que celle par réunion immédiate qui ne laisse qu’une petite trace à peine sensible , et sur laquelle frotte le bandage sans occasionner d’excoriations, comme il peut arriver dans les cicatrices des réunions secondaires.
D’ailleurs, dans les opérations de hernies exemptes de complications, l’incision du sac, et particulièrement l’excision de ses lambeaux, l’action de l’air, le frottement des doigts sur ses parois, le débridement, sont bien capables de l’enflammer et de l’oblitérer.
Dans la méthode de pansement dont je fais usage défi
— HJ —
puih 183‘J, jj* tien* les bonis de la plaie, je le répète, rapproché* au moyen de bandelette* de sparadrap agglutinai!!; et , pour avoir des chairs plus propres à s'agglutiner , je reseque les lambeaux du sac herniaire, l'ar là , j'évite une suppuration que leur présence occasionne le plus ordinairement. J'ai toujours aussi ta précaution de ne pas reunir f angle inferieur de la plaie, et d'y placer une petite tente de charpie, dans la prévision d’un abcès, par exemple, qui, connue on sait, peut venir compliquer la plaie, la plus simple ; de la sorte, je suis en mesure de remédier aux complications dont pai le le docteur Ilourgery, dans son traité de médecine opératoire, page 131, tome (Jr, lequel n'a paru qu’eu 1837 . un an au moins après U publication de ce travail ; \ oici comment cet auteur s’exprime : • Il y a des opérateurs qui. dans le but d'obtenir une réunion immédiate , affrontent les lèvres de la plaie au moyen de bandelettes agglulinatives, ou de la suture. Cotte conduite, avantageuse dans les cas ou l'opération a été simple et promptement terminée, ou, en d’autres termes, lorsque le fond de la plaie n'a pas été en quelque sorte tourmenté , expose parfois le malade à une suppuration profonde ou a un abcès qui peut devenir la source d’accidents. »
La précaution que j'ai de ne pas réunir l’angle inférieur de la plaie et d’y poser une tente de charpie est donc d’une grande importance, elle m'a toujours paru telle; car , s il survenait une collection de pus, et si l’on en craignait I épanchcmeut dans la cavité abdominale, on pourrait en fa-
voriser la sortie, à l’aide d’un stylet boutonné. Au reste, un accident de cette nature sera bien rare, si l’on n'a recours à la réunion immédiate que dans les cas précités , c’est-à-dire dans les cas simples.
Enfin , je n’ai jamais manqué de poser des compresses graduées sur le centre de l’anneau inguinal, dans le double but d’empêcher, par une compression méthodique , la sortie de l’intestin ou de l’épiploon et de permettre l’adhésion de cet anneau fibreux avec les tissus ambiants.
Des observations ci-après découlent les considérations dans lesquelles je suis entré. 11 résulte de ces considérations que le grand parti que la chirurgie tire de la réunion immédiate dans les plaies simples et récentes trouvera son application dans les plaies herniaires , quand il ne se présentera pas de contre-indications; que l’usage de la suture doit être remplacé par celui des bandelettes agglutinatives , dont l’innocuité connue ne s’est jamais démentie entre mes mains; et que le mode de pansement que je propose pourrait convenir dans beaucoup plus de cas que ceux désignés; mais la prudence ne me permet pas de proposer des règles plus nombreuses. Je laisse aux praticiens le soin d’étendre ce mode de pansement à tous les cas où ils jugeront à propos de l’employer , c’est-à-dire toutes les fois que la connaissance de l’état du sujet et des parties lésées indiqueront la possibilité de le faire sans danger.
J’ai choisi les observations suivantes parmi d’autres où
je n’avait pat cru devoir employer la réunion immédiate.
Le point de comparaison que j'ai été à même d'établir, entre le mode de pansement de chacune d'elles , est tout k l'avantage de cette réunion.
La guérison rapide , due à ma méthode , a une fois proproruré une surprise et une satisfaction bien grandes à M llerpin père , ancien chirurgien en chef de l’hApital général de Tours , qui avait bien voulu m'assister dans l'opération du sieur l'reteseille , sujet de la première observation. Le fait est toujours présent h ma mémoire. Je me plais à citer le témoignage de cet honorable confrère , il ne peut que prouver la vérité de mes assertions
1** Observation. — Hernie inguinale étranglée.
OPERATION
Le sieur l’reteseille , jardinier, âgé de 43 ans , de petite stature et de bonne constitution , est pris d'un étranglement herniaire par suite d’efTorts faits en tirant de l'eau.
Depuis trois ans, cet homme portait un buhonocfele du cAté droit, qui paraissait et disparaissait , sans qu’il en fût autrement incommodé, sans qu’il eût jamais pris aucune précaution pour le contenir. Ce manque de précaution finit par lui devenir funeste ; la hernie sortie ne put
rentrer. Les tentatives de réduction échouèrent. Preteseille , vaincu par de violentes coliques et des vomissements réitérés , consentit à l’opération. Le ventre était météorisé, endolori ; il y avait suppression d’évacuations alvines ; le pouls était fort, mais non fébrile; la tumeur, du volume d’un gros œuf, était douloureuse , dure , tendue , renitente.
Les saignées, les bains, les cataplasmes émolliens , les frictions sur la tumeur, les lavements , le taxis ayant été essayés sans succès , je procédai à l’opération, en présence de M. le docteur Herpin père, le 1er mai 1834, trente-six heures après le développement des accidents.
Toutes les pièces d’appareil étant disposées, le malade fut placé sur un lit, en face d’une croisée. La peau ayant été incisée dans l’étendue de 12 centimètres sur la tumeur herniaire, je coupai, en dédolant couche par couche le tissu cellulaire, le sac lui-méme , que j’ouvris. Il en sortit deux cuillerées de sérosité de couleur citrine , inodore. J’agrandis l’ouverture en haut et en bas , et je trouvai une portion d’intestin grêle, longue d’environ 9 centimètres. Elle était rose , phlogosée. Je débridai l’anneau inguinal. J’attirai ensuite l’intestin en dehors. Il en sortit assez pour me faire reconnaître que non-seulement il n’y avait pas gangrène , mais encore que l’inflammation n’était pas violente : je réduisis cet intestin sans difficulté. Il n’y eut point d'hémorragie , point d’artères à lier , conditions très-favorables pour la réunion immédiate. Je la fis de la manière suivante.
Hrtmion des bords de (a plaie.
Les boni» do la plaie sont mis en contact , et les tissus sont réunis entre eut. De* bandelettes agglulinalives maintiennent ces partie^ ainsi rapprochées. !\ul écartement, eicepté à l’angle inférieur de la plaie dans lequel se trouve une petite tente de charpie , pour permettre au pus de s’écouler, s’il s'en formait ; puis, des compresses graduées très-épaisses sont posées sur le centre de l’anneau inguinal , et. par dessus, des gâteaux de charpie , des compresses longuettes et un bandage triangulaire.
Le quatrième jour, au lever de l'appareil, l’adhésion des bords de la plaie avait lieu jusqu’à l'angle inférieur où la mèche de charpie n’avait pis permis qu’elle se fit. Le malade n'avait pas éprouvé de fièvre , il avait consené le sommeil et l'appétit : il était bien. Le huitième jour , la cicatrisation «le l'angle inférieur était complète ; il chargea ce jour-là même sur ses épaules un lourd fardeau , qu'il porta des environs de l'hôpital au marché aux légumes; aucun accident n'est résulté «le cette grave imprudence. Prétcscillc est radicalement guéri.
2e Observation. • — Hernie inguinale étranglée.
opération.
Le sieur Bordier, de la commune de Saint-Cyr-sur- Loire , âgé de soixante-dix-neuf ans , vieillard vif et bien portant, sentit, après un effort, une tumeur se développer à la partie supérieure du scrotum. Dès son apparition , il éprouva des nausées, des éructations, puis des vomissements. Cette tumeur, douloureuse , dure , rénitente, était d’un gros volume. Il y avait constipation; le ventre était tendu, tympanisé. A la visite que je fis le 12 août 1832, je reconnus facilement un étranglement herniaire inguinal ; il durait depuis quarante-huit heures. La souffrance du malade était grande , aussi se soumit-il à toutes les tentatives de réduction; celles-ci ayant été infructueuses, il se décida à l’opération. La famille insista même pour qu’elle fût faite sur-le-champ. J’y consentis; mais je n’en dissimulai point la gravité et les fâcheux résultats qu’elle pouvait avoir. Il y avait petitesse de pouls , anxiété, prostration. 11 était dix heures du soir, je fus obligé de me servir de la lumière artificielle , bien moins favorable en pareil cas que cette du jour.
Tout étant préparé, j’incisai la peau, puis je disséquai avec lenteur et ménagement jusqu’au sac, dont je fis l’ou-