‹ Mémoires et récits de François ChéronChapitre 30 sur 35 · MINISTERE DE L INTERIEUR · texte numérisé non relu

MINISTERE DE L INTERIEUR

Direction des belles-lettres , sciences et beaux arts.

« Paris, le 19 novembre 1828.

Monsieur,

« Un grand nombre de demandes sont journellement adressées au ministre de l'intérieur à Teffet d'obtenir l'autorisation d'ouvrir de nouveau : théâtres à Paris. Les questions que font naître ces demandes peuvent être considérées sous les rapports de Fart dramatique, de la littérature, de l'ordre et des mœurs publiques et des nombreux intérêts privés qui s'y rattachent. Le ministre désire connaître l'opinion de quelques personnes éclairées et versées dans ces matières : c'est donc en son nom que je m'adresse à vous et que je réclame de votre obligeance un mémoire où la question de l'augmentation des théâtres sera considérée sous les différents rapports que je viens de vous indiquer.

« Je ne doute pas, monsieur, que vous ne vous empressiez de répondre aux vues du ministre, et

il me sera agréable d'avoir à vous transmettre ses remerciements.

Agréez, Monsieur, Tassurance de ma considération la plus distinguée.

'( Le directeur des belles-lettres, sciences et beaux-arts.

« Vicomte Siméon. »

Chéron se mit immédiatement à Tœuvre pour répondre à la confiance du ministre du roi, mais il n'eut pas le temps de terminer son travail : sa santé était depuis longtemps ébranlée, et la mort le surprit tout à coup. Au moins n'eut-il pas le chagrin d'assister à la catastrophe qui mit fin au gouvernement le plus paternel, le plus libéral et le plus éclairé que la France ait connu.

^Mf'

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