‹ Mémoires et relations politiques du Baron de VitrollesChapitre 39 sur 60 · II · texte numérisé non relu

II

Si les Lettres du Cousin et de la Cousine ^ firent un peu sourire la malignité publique, elles révoltèrent les amis politiques que j'étais bien loin de vouloir contrister : « Qu'est-ce donc, disaient-ils ? La Restauration ne fait rien pour nous. Elle est impuissante à réparer les maux que nous avons soufferts pour elle ; et encore elle nous laisse insulter publiquement dans les journaux auxquels elle devrait imposer silence! »

tique de M. Empis, M. de Jony n'a jamais vu le Roi dans son cabinet. Personne n'y est jamais entré sans y être présenté par le premier gentilhomme de la chambre. Cette étiquette était rigoureuse. Madame de Staël a été reçue en audience particulière une ou deux fois à cette époque, ù l'occasion d'une somme d'argent considérable qu'elle avait ù répéter au nom de M. Necker, son père. Enfin, madame Récamier n'a jamais obtenu une semblable faveur. Tout se réduit à Tappel que j'adressai à M. de Jouy par un garçon de bureau, et à l'huissier qui l'introduit chez moi. Je lui soumets la matière élaborée, teUe que je l'avais rapidement écrite, en le priant de la corriger et de la faire insérer. Cette entrevue ne dura pas cinq minutes. Je voulais en faire une surprise au Roi, et le nom de M. de Jouy que je lui prononçai dans la suite, lui était jusque-là parfaitement inconnu. 1. Voir la note B à la tin du volume.

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