Tome ii. a
peu, de* même que sa. bouche ^ rien n'étaic gravcileuî: comme sa conversation intime. Etudiani avec une égale prédilection Horace et Machiavel, il s'occupait àappiystifierlepeuple de Paris et à ourdir une foule d'intrigues^ dont je me plais à croire qu'il ne voyait pas bien le but ; 8a passion était de jouer un grand rôle dans le royaume, le second ne le contentait pas. Ilportait à tqut propos sa main surdon cœur, comme pour affecter une sincérité à laquelle personne malb^wneusement ne croyait, et pourtant. c'était sa ma^rotite.;^ il Voulait -qu'on, le crût franc, et son désespoir étafît de ne pouvoir le persuader à pçrsonaç^ Enfin , il montra tour à tour; sur les piajrcb.es du trône l'ambition de s'élever plus h^îUj;: ; dans l'exil un grand caractëre pour lut^tér contre l'infortune; au pouvoir nue grande hf^biletéau milieu de l'effervescence des passions polittcjuQs. La' Charte d'ailleurs lui assure- l'immortalité , et lui donne dêis droits éternels à 1q\ fif^connaissance de tous! lesr Français^.
: Loî pnincé vit mon éQa^aî:fra$ ,,et tandis .que j'aX^&liçai^ vers lui en faisant les trois révéïi^eniQQS d'usdge, lil me sioiirttavec gci«e, m'adressa, wa eegard bie» veillant , ^ fit ^^<h maia uq gpÇit» comme pou«î me rassurer, w C'est donc là, vo|tne
d'un pair de FRANCE. I9
* neveu, dit-il à mon oncle qui se trouvait avec H loi, c'est un joli garçon (qu'on me pardonne » d'être exact à répéter son propos) ;) et vous » dites qu'il e^ raisonnable?.»
Mon parent se mit à feire mon éloge y de manière i me £aire rougir ; il vanta surtout ma discrétion. «Cestlà l'essentiel, dit le prince^ » et noas ne tarderons pas à en faire l'épreuve. » Monsieur , poursuivit-il en s'adressant à moi , )i nous sommes dans un temps bien critique, et )) dans lequel la plus légère déiiiârche peut être M cruellement interprétée. J'ai une opération de N finances à conclure, et je vous charge de con« » doire chez mol la personne que votre oncle » vous désignera. Vous vieodrcs par F^ntrée n qui donne dans^ les pièces de mes gens, et » vous demanderez toujours le comte de la M Châtre ou mon valet de chambre j ne cboi»
• sissez pas la nuit, toute course semble alors n suspecte ; venaz en pleiti jour , car quoique je » n'aime pas en général que l'on sache mes af« n iaires , celles dont il s'agit ne sont point de M nature à être cachées. »
Je devinai au-delà de ce que Monsieur me disait; néanmoins prenant déjà les habitudes d'un courtisan , je parus ne pas doutw de la