Tome ii. 3o
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d'une attaque générale; le combat fut vif et dura plus de deux heures; les ennemis furent culbutés sur tous les points , ils laissèrent sur le champ de bataille ^ dans la plaine et dans le parc de la Terrasse^ environ quati*e cents morts, sans compter ceux qui se noyèrent dans la Gfaronne ; ou fit neuf cents prisonniers. Quelques voix^ mais en bien petit nombre , osèrent demander qu'on les massacrât^ puisqu'on ne pouvait pas les garder : le général Rongé repoussa avec une noble indignation cette afiEreuse proposition ; il leur rendit la liberté après leur avoir fait dontier leur parole d'honneur de ne plus porter ks armes contre les royalistes^ joignant à cet acte de prudence la précaution de leur faire couper les cheveux pour qu'on pût les reconnaître s'ils faussaient la parole donnée*
L'armée royale , à la suite de ce combat 9 parcourut comme en triomphe tout le pays ^ depuis Carbonne jusques à Saint -Gaudeûs; eUe jbt accueillie dans cette viUe aux cris de vwe le roi! et avec toutes les démonstrations de l'allégresse; on renversa les emblèmes de la république, on déracina l'arbre de la liberté ^ et le drapeau tricolore fut traîné dans la poussière; on vit peu après arriver deux députations des commissaires du
d'un pair de FRANCE. 4^
roi dans les départements des Hautes et Basses- Pyrénées ; elles venaient ofirir, au nom de leurs commettants^ la réunion de leurs forces à celles de la Haute-Garonne ; mais on manquait d'armes et de munitions : le général Rougé n'en avait pas à leur donner , aiissi les édgagea-t^il à Se tenil* tranquilles, puisque ces zélés royalistes n'étaient point en état de témoigner utilement leur dévouement à k monarchie légitime; le général^ en même temps , cherchant à se procurer tous les secours possibles , écrivit au toi d'Espagne pour lui donner connaissance du mouvement , et le prier de lui prêter un appui prompt et puissant j il se flattait que la cour de Madrid ne balancerait pas à lui faire passer les munitions qui lui étaient si nécessaireSé Ce loyal militaire , avec une bonhommie sans égale > jugeait le roi d'Espagne d'après lui-même; il ne savait pas que ce monarque imbécille ne voyait déjà que par le^ yeux de soù favori , Manuel Godoy.
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