CHAPITRE UV
Création de l'empire. -^ Napoléon hésite à faire sei frères les héritiers de sa couronne. — Causes de son élpignement pour Lucien. — - Mademoiselle Paterson. — Portrait de Jétàme Bonaparte. — Tosepli obtient d'être ^appelé à la succession impériale. ~- Anecdote à ce sujet. — Procès de Moreau. - - Le couile de Fontanes. -— Son ■ portrait. — Sa biographie. — Il sollicite contre Moreau. — Les Jésuites chas«és de France. ---Le pape à Paris. --Portrait de Pie VIL — Ses habitudes. — Le cardinal de Cambacérès. -~ M. de Laportey éTèque de Carcassoone. — M. Desmousseaux-, préfet. — Evénements de 1 8o5.
* L'opposition de Carnot fut vaine , le reste du tribunat ou garda le silence ou proclama avec cnthousiasmeBonaparte empereur. M.deCarion- Nisas, un de ses coUëgues, bon et ancien gen» tilhomme • fut celui qui se montra le plus chaudement en faveur du système ^lonarchique • on sait ce qui s'ensuivit ^ et comment la motion
d'un pair de FRA^CE• 89
du tribun Curée convertie en un projet de loi que les autres grands corps de l'état adaptërenC à Tenvi Tun de Tautre , amena une nouvelle constitution devant laquelle i^cheva de disparaître tout ce qui tenait encore aux formes républicaines. I^ royauté se trouva des lors véritablement rétablie parmi nous sous un autre nom.
Napoléon bésita, dans cette circonstance , à déclarer ses frères héritiers de la couronne impériale. Il sentait bien que , s'il méritait personnellement de la poser sur sa tête , sa famille n'y avait aucun droit; mais il n'existait pas d'enfants de son union avec la veuve du général Beauharnais. Il ne songeait pas encore à la possibilité d'un divorce ; et , dans cet état de choses , il comprenait qu'un trône sans héritiers directs n'était nullement solide et pouvait être renversé au premier choc. Cette considération le décida à chercher des successeurs dans sa famille. Cependant il fit un choix : deux de ses frères furent exclus^ ce furent Lucien , l'aîné de tous^ et Jérôme, le plus jçune.
Des querelles avaient eu lieu entre Lucien et Napoléon. Lucien se refusait à concéder au premier consul le droit de gouverner despoti*