CHAPITRE LXVII
Publication de l'ilinéraire de Farîs à Jérusalem. — J^yée de six oeBt iniIleîioiiidie8.-^M. de Lacépède. — Ce que Napoléon dit au comlê R^gnauld relativement à ki Kussie. -^Réponse de Tes»pereur à Cambacérès. -:- Mot de d'AigrefeuilIe. — Ce que VEmperèur disait des cèurtisans. —Réplique du duc de Monte-
. beUo. -— Mot de Napoléon a« sajet dei ehamfeellims. la né-
bksse ancienne sous l'empire. — Ce qu'un préfet me dijt d'elle,-^ — Conspiration de Mallet. — Retoui^de Napoléon. — Commis-
» siou àvÊ torpr légidatff. •*• GoA«eil tàm pi te stjet par r£knpereur. — Sa réplique au Président du sénat. — - U surprend une correspondance mystérieuse de Talleyrand. — Scène qu*il fait à celui-ci. — Conseil tenu sur ce fait avec Ombacérès et Rovigo.
Le reste de Tannée i8li s'écoula tranquille»
ment : le vaste empire, qui s'étendait depuis la mer Baltique jusqu'aux portes de Naples, dor=i mait en apparence d'un sommeil profond, et
d'un pair d£ fkance. aSy
pourtant ce repos n'était point celui de la paix« La puissance iiopâ'iale s'augmentait chaque jour en grandeur et. en force , tandis que les droit* de la nation étaient envahis dans la ihèate f^ro» portion. L'empereur se permettait des actes ar«^ bitraires qui ^ par le fait ^ abolissaient le$ lois > et annonçaient des tempêtes prochaines; la gnerre d'Espagne se continuait^ et dans ce pays nos armes n'étaient pas toujours hen^ reuses.
Ce fut cette année que M. de Chateaubriand publia son Itinéraire de Paris à Jérusalem -, et dans la préflice de ce livre, ce puissant géui^ s'associf à la cause impériale , en donnant à Nai^ poléon le juste tribut d'éloges qu'il lui devait. .
Le s^j^Q^î^^^Si^ ^^ apprit, non sans quel»
que surprise, que le roi^e Prusse venaitde signer un traité d'alliance ofiiensive et défensive avec l'empereur ; on prévit dfes-lors que nous ne tar» derions pas à entrer en guerre avec la Russie. Nos troupes cheminaient vers la Prusse; la pn>^ messe d'échanger la (jallicie contre les provinces Illyriennes étant faite dès le 1 4 novembre, on. ne douta pas non plus que Napoléon n'eût le projet de rétablir dans son int%rité le royaume de Po*» logne. Le 17 mars le sénat décréta une levée