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d'afiroiiter la iDort pour remplir leur devoir et sans aucune idée de récompense ou de gloire. Le militaire n'agit presque toujours que dans Tespoir d'avancer, le fonctionnaire voit souvent Fintérét du peuple avant le sien ; il sait qu'il a un grand exemple à donner, et il le donne, parce qu'il n'a pas appris à hésiter entre un péril préisentet une honte à venir. Il lui serait cepen* dfent permis» d'être feible ; on ne le trouverait plas étrange en lui, mais il se sert à lui-même d'aiguillon , et c'est pour satisfaire ce noble penchant qu'il meurt sur sa chaise curule , comme les sénateurs de Rome devant lés Gaulois. On rencontrera peu d'officiers qui dans une révolution ne se précipiteront pas aux genoux du vainqueur , et l'on peut lire dans l'histoire de tous les peuples les noms d'une fûule de magis* trats qui ont refusé de servir un usurpateur. Dans les cent jours par exemple, presque toute l'armée passa du coté de Napoléon, tandis que la majorité des employés civils resta dans la ligne de la fidélité au malheur. Ce fut la même chose au dix-huit brumaire (lo novembre 1799), les repréisentants du peuple soutinrent avec courage la constitution établie, et on ne vit pas nn seul militaire tirer son épée pour elle, tant
Ù UN PAIR DE FRANCK. ig
il e9t vrai que la servilité la plus complëte s'àc« commode à merveille avec la valeur la plus brillante; le soldat^ rompu à l'obéissance passive^ est plus brave que ferme et plus sQuvent esclave qu'indépendant.
Après le i8 brumaire, le gouvernement de la république firtconfiéprôvisoirei^entàtrois con^ suis; ce furent d'abord deux anciens directeurs, Siey es et Roger-Ducos, puis le général Bonaparte, Le preinier.se crut parvenu dès ce moment au ^ite d^ représentation ,et de pputoir vers lequel tendaient tous ses efforts ; il n^ dputa pas, tant il restait enfermé dan^ Je cèrdodè.ses chimères &vdrités^ .que le général) content dje paraître à la .tête des armée$, ne lui abandonnât le fardeau de l'administration : son déaâpï>ointement ne fut pas médiocre lorsque je lui annonçai tout 1q contraire . de ce qu'il espérait. Voici ce q«i $0 passa en cette occasion. , , . .
le troisième consul m'envoya chercl^er un joiir, a Mous voicvk? me dit-il, e», position d'as-* ii surer l'avenir, et pourcda j'ai be^in de n'être » contrarie par aucun sonj^e-^creox,, par aucmn » de ces bommes qui , avec de^ théories , s'ima-» » ginent que l'on fait des gouvernements. You^ » avez entendu Sieyes a'f ec son projette grandi