XVI PRÉFACE DE L ÉDITEUR
à la fin du volume, dans les pièces justificatives. Celles de Cuvier, de Jean-Baptiste Say, de Châteaubriand, ont Ie double intérêt de l’écrivain et de celui auquel elles sont adressées. Les lettres de mon père lui-même ont été choisies en vue de le faire mieux connaître tel qu’il était dans sa jeunesse. Elles font sentir, plus que ses Mémoires, rédigés entre quarante et soixante ans, de quelle exubérance de force physique, morale et intellectuelle il était doué à l’origine. Elles montrent aussi la grande influence qu’il exerçait sur toutes les personnes en contact avec lui, mais à cet égard, ni les lettres ni les Mémoires ne donnent une idée vraiment complète. Il faudrait pouvoir citer l'opinion de ceux qui l'ont vu de près cemme ami, comme maître, comme collègue, ou qui l'ont rencontré seulement dans les salons. Leur nombre diminue chaque Jour. Heureusement 1l reste une foule d’écrits qui renferment sur ce point des détails très-exacts, et je ne puis mieux faire que de renvoyer aux ouvrages et aux articles de journaux publiés sur mon père par MM. de la Rive, de Martius, Flourens, Brongniart, Dunal et autres savants, qui ont parlé de lui avec tant de vérité et d'amitié.
Genève, 1‘ novembre 1861.
Alph. DE CANDOLLE.