‹ Mémoires et souvenirs de Sébastien CommissaireChapitre 22 sur 89 · MES DÉBUTS DANS LA POLITIQUE · texte numérisé non relu

MES DÉBUTS DANS LA POLITIQUE

Dans le courant de Tannée 183S, je grandis oujo in*allongeai de dix-sept centimètres. Je portais les cheveux longs, j*avais le teint un peu pâle et je commençais à avoir de la barbe.

En 1839, je travaillai dans un petit atelier dont j'étais Tunique ouvrier ; il n'y avait que deux métiers, celui de la maîtresse de la maison et celui que je faisais battre. Le mari, employé de commerce, était absent toute la journée, excepté de 1 heure à 2 heures où il venait déjeuner ou dîner, comme ou disait h Lvon. J'étais seul du matin au soir avec la dame. Elle avait bien le double de mon âge, elle aurait pu être ma mère. C'était une bonne personne, ni belle ni laide, aimable, aimant a causer, ayant lu quelques romans dont elle avait retenu quelques phrases qu'elle intercalait dans sa conversation, ce qui faisait détonner son langage h chaque instant. Elle avait un goût très prononcé pour les friandises. Je dois dire pour être juste qu'elle m'en offrait cha que fois qu'elle en mangeait à l'heure du goûter. Quand elle fut plus familière avec moi, elle me ques • tionna pour savoir si j'avais une maîtresse. Je lui dis que non. « 11 faut prendre garde, me dit-elle, vous êtes jeune, vous savez. 11 y a des mauvaises femmes qui empoisonnent la jeunesse », etc.^ ^1.0..

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