JK PRENDS GOUT A LA DANSE
danse. Je ne trouvai pas de femme qui me convint, non pas sous le rapport de la beauté physique, mais sous le rapport de la beauté morale. Il me semblait que ces femmes étaient trop dévergondées. Je sentais que si je devenais amoureux de Tune d'elles, Tamour que j'éprouverais aurait des conséquences graves. Je m'attache facilement, je suis fidèle en amour aussi bien qu'en amitié. Si ce récit semble contredire parfois ce que je viens de dire, en examinant attentivement les circonstances qui ont amené quelques transgressions a la loi de la fidélité, on verra que les unes n'empêchent pas l'autre. Quant a l'amitié, j*ai heureusement conservé tous mes amis ; j'en ai fait de nouveaux dans les différents pays que j'ai habités, mais ceux-ci venaient grossir le nombre sans en faire oublier ou perdre aucun des anciens.
Le hasard me fit rencontrer une demoiselle qui avait une tenue et des allures qui tranchaient avec celles des habituévis des bals publics. Elle avait un air modeste, dansait avec décence; de plus, je la trouvais jolie, ce qui ne gâtait rien. Je m'eftorçai de lui plaire, et au bout de quelques semaines, il semblait que nous dussions nous aimer toujours. Une année s'écoula sans que j'aie eu le temps de songer a ce qu'il y avait d'irrégulier dans cette liaison. Je me promettais de l'épouser et cette promesse paraissait être une excuse suffisante.
Ov
W MEMOIRES ET SOUVEN'IRS