MON DKPART DE LYON
cessèrent de battre, le mien fut de' ce nombre. Je signale ce fait pour dire en passant que rien au monde ne me déplaisait plus que d'aller de porte en porte solliciter de Touvrage. Ce n'était pas de l'orgueil chez moi, c'était plutôt delà timidité, je craignais d'être importun. J'aurais préféré travailler une lieure de plus chaque jour pour le même salaire et n'être jamais astreint h cette dure nécessité.
Cette époque est celle où j'ai fait le plus de prosélytes à la cause républicaine. Je profitais de toutes l(îs occasions pour faire de la propagande. Mes conversations n'avaient qu'un but : la politique. Même au théâtre, avant le lever du rideau et pendant les entractes, je trouvais le moyen de parler politique. Au parterre des Célestins, je fis la connaissance de plusieurs hommes qui sont devenus mes amis et d'excellents républicains.
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