‹ Mémoires et souvenirs de Sébastien CommissaireChapitre 37 sur 89 · MON DÉPART DE LYON. - JE DEVIENS SOLDAT · texte numérisé non relu

MON DÉPART DE LYON. - JE DEVIENS SOLDAT

Dans les réunions politiques, on parlait souvent du

relâchement des mœurs, on engageait vivement tous

Jes républicains à ne pas donner çT\§>e k Vai mVx^ue.

On disait avec taison qu'il ne suffisait pas de parler de morale, mais qu'il fallait surtout prêcher d'exemple.

Je fréquentais toujours M*'* Jeanne; cet amour îrrégulier me tourmentait; je comprenais que je faisais mal, mais mon amour était si vif que je ne me sentais pas la force de rompre des relations qui duraient depuis près de trois ans. Loin d'elle, je prenais des résolutions héroïques, je voulais lui dire qu'il fallait cesser de nous voir, et, dès que j'étais près d'elle, mes fortes résolutions s'évanouissaient, je n'osais plus parler de séparation; au contraire, je ne pensais qu'a l'aimer davantage encore, si cela eût été possible.

Vers la fin de 1845, les petites affaires de ma famille n'allaientpasmal: ma mère continuait son petit commerce, ma sœur Annette était devenue une couturière en robes des plus habiles, elle avait beaucoup d'ouvrage ; mon jeune frère Hippolyte travaillait aussi chez un enlacenr de cartons pour les mécaniques Jacquard ; il n'y avait plus que ma jeune sœur Marguerite qui allait k l'école. Ma mère, aidée de ma sœur Annette, pouvait suffire aux charges de la famille, elle n'avait plus besoin de mon aide matérielle.

Pour mettre un terme aux relations que j'entretenais avec M"* Jeanne, je résolus de demander a finir mon congé ; la durée du service actif était de sept ans, i! m'en restait encore près i\e i\wîvV.v^ ^wx\

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