PREMIERS M0I8 PA$8É8 A LA CASERNE
Des que je fus installé, j'écrivis à ma famille pour lui annoncer mon arrivée.
Ma pauvre mère a conservé jusqu'à sa fin toutes les lettres qu'elle avait reçues de moi; cela fait qu'il mVst facile de raviver mes souvenirs on les relisant, aujourd'hui qu'elles sont en ma possession.
Les ports de lettre étaient chers alors : une lettre lie Metz à Lyon coûtait quinze sous; c'était beaucoup pour des ouvriers, force était donc de se prî-ver et de ne correspondre que rarement.
Pour me conformer à un usage antique et peu solennel, je payai la goutte aux hommes de ma chambrée ; elle se composait de vingt et quelques individus: deux litres d'eau-de-vie suffirent pour les régaler. Lorsque cet acte fut accompli, je fus le bienvenu, j'étais un bon zig ; c'était à qui pourrait me rendre un petit service. Tous voulaient me servir de professeur. Un m'apprenait U tavt^ Xe^ ^^o^xxfeV^^^j^