CHAPITRE XI
SfoD arrivée à Mikiii,<— Je sois nominé âidè-de-oaapdu géaéral en che£— L'armée «e met en marche sur YlemQe.— Batailles de Rivoli , de la Corona , etc., etc.
Quand f arrivai à Milan; la victoire de Casii* glione venait d'être remportée; M. de Wurmser, battu /fuyait sur Mantoue, et allait être forcé de chercher un refuge derrière ses murailles, lui qui était venu pour en faire' lever le siège. J'étais persuadé que le général d'Hilliers était employé à Farmée active; et je caressais en roule les plus brillantes illusions de gloire et d'avan-
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cemenl. Quelle fut ma consternatioD de le trouver gouverneur de la Lombardie! Il £(dlait encore m'enterrer dans les paperasses d'un étatmajor, condamné à faire distribuer les bulletins de nos victoires , m'occuper de mille détails de bureau, si fastidieux pour un militaire, et finir par n'oser même avouer que j'avais été à l'armée d'Italie, puisque je n'en n'aurais partagé ni les d^ngom i^i les triomphes. Je n'avais d'ailleura pour fortune que mon épée, et pouvais-je espérer de l'avancement si je ne l'avais pas mérité? Ces pensées m'affligèrent profondément, et me firent prendre le parti de solliciter le commandement d'une compagnie d'infanterie dans une demi -brigade d'avant -garde. Le général d'Hilliers voulut en vain me détourner de ce projet; forcé cependant de céder à mes instances, il jallait m'expédier mon ordre de départ, lorsque la oovYfUe de h ^içtoiri^^ ^'ifpol^ç parvint à Mi\w^ P^x 0iiies^«sî»TOp d« g^mr^^n cbff y ^Y^pt péri : Miiiron ^çf&çinr 4VUU(¥*W9 pp¥r lequif^l il fixait uw vive augàtiéy q^ q^^ ^M\ti^ qualités e^ï i^endflieipt digW, e< J« j«W9« KlUoi, «eveu dwftoérîil Gtarke. M. d'HWli^r^ pari» 4^ Qcioi san général Bpiiapart^ ^wç hc$^Qf^ de
Celte f«Tettr 4e k fortime me causa d'abérd un mouveoienl d« joie-^ mais il fut bienlAi troublé par fat crainte d'être jugé sévèrement patt ^n si grand appréciateur du mérite. Cette inquiétude fîit assea vive pour me faire regretter que la déniardfte du général dHilliéra eût été oduHofi'» uée du succès. Je ne présentai chez le générai en chef^qui habitait alors te palais Serbellmii II donnait audience; le salon était rempli d'effi^ ciera de tout grade et de bauts ft^etionnaireadu pays. Son air é^it aflable ^ mab aoA regard était si ferme et si fixe^ que je me sentis pâlir quand il m'adnissà la parole. Je balbntiaî dion nom e<i quelques mots deremeroiemens, qu'il écouta en silence^ et les yeux attachés sur mei avec une expression sévère quracheva de ipedéconoefler^ Enfin il me dit : --^Revenez à m beitrea et jMrene» Vécharpe. ^^^ Getle édiarpe qui disthiguaift les; aides-de-camp du général en chef, était de soie bkuicbe et rouge et se portait aq brasgattebe.
Lorsque je revins «au palais à Fhenre fiiée, Voffictér de garde me fit entrer danis le salon des aide^de-camp. Nouvel embarras, je n^sn Oon^ naissais aocan; mon éeharpe lein* apprenait qi>6 j'étais un nouveau camarade; mais aucuiv d^«fiii([ De vint à tn^oi i dis se communiquaient 4eurs ob^
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ipesfiion e&téaé^tàelaf^mnei de Tambiiiôii , «l^ pUiiT &CH1 f[éaéral, un attaofaenefit qui s*élevirit jusqu'à l'entboasiamé. Dwqc était le troîsièflaé aide«^e<««Dap t moins imIUMVt que kfs déiât fire^ •BterSf il avait plus de MKdité dans Tésprifty et le csractène d'iaw f énacilé remarquable ; officier d'artiUeriio en 1769^ il avait émigré, ^m il était reatré promptenoent Leifénéral en ehef i'aialait bMucoap ; Durée était rac(m»attsanC, et je cnÀt que sa fidélité aurait supporté moblemient b périlleuse épreuve de ia révolution de i8f4f Le quatrième oïde^de-^amp était Le Marrois, jeune homme i peine âgé <ie dix-sept ans , et qui était déjà couvert de blessures. Venait ensuite Sul-^ kowski^ d'une valeur chevaleresque ^ passionné pour les aventures, d'un esprit romanesque et ioqiaiet, pieio d'instmetion , partant toutes les langues de 'l'Europe, un véritable Polonais. Il était à^Mine sorti de reafahce, qu^4 combattait poilr la liberté de sa patite : blessée au siège de Varsovie et forcé de fuir, il vint en France. Bientftt il rfat «iHroyé à Coiistantînople> auprès de M% Desconchea, ivotre ambassadear. Le Comité de isahrt ptiblio désirait a^^ir un agent dans l'Inde, Siilkovaski se chargea de c5ette mission; il était déjà arri^ «modela d'A.lep, quand les An«
gki&4e dépMèMiit, et ie firent piller pat* les Arabes^ pour èomiattm séb iMlructiôns. Édiappé de leurs mains, il f eiânt à Pims} il- y obtint; des leiftTM^ sertice pi^ur l'armée d'Ilatie. Il servait detaût Mantoûe lorsqii'un rapport de lui au chef de 1 etfttHSMijoir-géfKéral tomba sous les yeux da géeéral en chef; le lendemain , il était son «ûde-de-camp. Ëiifin , nous avions aussi pour ca^ marade Louis Bonaparte , qui avait à peine seiise ans, et que son fi-ère n'épargnait pas^ plus qu^ nous pour les-missions les plus pértUemes. Il les remplissait , ou reste , avec un plaisir <fm annotfçait qu'il savait pcMrter noblement son nom. il fiilait remplacer EUiot; le général en €hef prit Croisier, brave et balnle officier de eavalerte. ' Tek étiôent mes nouveaux camarades^ avec l^quels je fis connaissance en attendant le gé^ néral en chef. Il arriva vei« s^t heures y et i'on se m£t à «aèle. Il m'ordonna de me placer à e^té de %in': tous les oofnviv«es pattag^ientivion étdti^ nement de cette &veufr insigne; mais jfe ne fus pas long^temps. incertain sur les motiii quii ^ine l'avaient attirée; le général voulait sa^rair à quoi s'en tenir sur la nouveflh; «cquiaitioii qu'il venait de faire si légèrement» Les questions commencèrent avec ie|>renMer service , et <«« se ter^*
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, minèrent qu'en .sortant de i table, c'est-à-dire pendant trois quarts-d'heure.-— ce Où avez- vous servi? A quelle armée, à quelle. époque avezvous commencé la guerre? Sous quclsgénéraux avez-vous combattu? Quelle était la force de l'armée du Rhin ? Quelle position avait-elle devant .Mayence? Pourquoi n'est-on »pas allé à son secours? Gomment a-t-on perdu les lignes de la Lutter? Comment . a-t-on débloqué Landau?
Quels généraux ont le plus de réputation à l'armée du Rhin ? Quelle était la force de l'ennemi au .1 3 octobre , et lors de la reprise des lignes ? —Il écoutait. avec attention chaque réponse, et il leur donnait une rédaction précise quand elles, étaient trop, longues. Je m'aperçus bientôt, à. ses. courtes, remarques, que l'histoire de l'armée du Rhin lui était parfaitement connue; la distance.et.la.position des lieux, l'habileté des généraux, leur système, leurs butes, tout lui était familier. En sortant de table, il ne ,me parla plus; je craignis qu'il ne fût mécontent, de mes réponses; cependant je raeconscrfai en pensant que l'épreuve du champ de bataille, me serait moins défavorable.
Nous restâmes à Milan environ quinze jours, attendant que l-ennemi descendit encore du
DU COMTE LAVALLETTE. igS
IjTol j pour faire un nouvel effort sur Mantoue. Le général en chef était alors dans toute Tivressc de son mariage : madame Bonaparte était charmante, et tous les soucis du commandement, tous les soins du gouyernement de l'Italie, n'empêchaient pas son mari de se livrer avec abandon à tout son bonheur intérieur» C'est pendant ce court séjour à Milan que le jeune peintre Gros, depuis si célèbre, fit le premier portrait qu'on ait du général : il le représ^ita surle pont de Lodi> au moment où, armé d'un drapeau , il s'élîince en avant pour décider les troupes. JLjQ peintre ne pouvait obtenir un moment d'audienqe ; madame Bonaparte le prenait sur ses genoux , après le déjeûner, et le fixait pendant quelques minutes. J'ai assisté à trois de ces séances ; l'âge des époux , la modestie du peintre,, et son enthousiasme pour le héros, excusaient cette privante. Ce portrait était alors d'une étonnante ressemblance : quelques copies en ont été faites ; mais l'original est entre les mains de la reine de Hollande, madame la duchesse de Saint-Leu.
Nous partîmes pour Vérone. Le lendemain de notre arrivée, je reçus l'ordre d'aller reconnaître l'ennemi établi sur les bords.de l'Adige, I. i3
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eti flicé de Roven^do. Me» instructions me prèscrivaietît de lui faire faire quelques démonstrations , mais de ne point engager d'action ; je devais rapporter une' note exacte de tous les points qu'il occupait dans la vallée, avec des détails (et le général les aimait beaucoup) sur )es positions respectives des deux avant-gardes. On mit à ma disposition quelquei troupes, et je sus, quelques jours aprèii, qu^eiri ordre secret avait été donné à fun des généraux d'avant-garde de me suivre dan^ tous mes mouvemens , et dereetifier tnes éîourderies. Cette reconnaissance était bien peu de chose : je m'en acquittai sans trop de gaucherie; et si le général en cbçf ne toua ni ma conduite, ni mon rapport, du moins je ne reçus pas dé reproches.
L^ennemi ne tarda pas à revenir en force. Le j^énéfai Bonaparte avait prévu le côté par lequel il serait attaqtié , puisque le but principal des Atitrichiens ne pouvait être que le déblocus de Mantoue; il avait porté la niasse de ses forces le long de f Adige, à Htvoli et à la Corona r il savait que l'archiduc Charles s'cèstfiitfit à la prise de Kefal ; que cette bldoqtie , déventie formidable, moins encore par lés fortifications que par ié géii^raf Desaix qtli h défendait, eoôterttiv au
i>U QOMt£ tAVA:LLfitTÈ. ' ^9^
priuee beaucou pd'homaoes^t beaucoup de temps. La diversion de Tenueiai surPorto4iegiuigD et sur Saiul-Geoi^s fut sans etfec ; il vint se faire battre par ladivision Massena, à RivoU,sôus la direction du^néral Bonaparte. Cette bataille eut des suites iucalculables pour Varmée d'Italie : le Tyrol nous fiit ouvert; Mantoue ouvrit ses portes^ el le général en chef eut le temps de s'expliquer avec le pape à Tolentino. Peu de temps avant cette ha^ taille de Rivoli, le général Brune était arrivé à Taralée^ envoyé par le Directoire. L'apparition de ce général fut signalée par un accueil flatteur qui nous étonna : son nom était complètement inconnu; le bruit courait qu'il venait faire sa première campagne ; et nous étions cuiieux de juger jusqu'à quel point il allait mériter les distinctions que le général Bonaparte lui avait accordées^ lui qui était asaes peu prodigue d'éloges et si habile appréciateur du mérite; Je général Br^une les justifia. Je n'étais point à Bivoli, j'avais été envoyé à Saint-Oeorges ; mais j'appris le lendemain 9 par Siilkowski^ que Brvine s'était battu à la Gorona avec une grande intelligence et une rare bravoure. Cet officier-généi^ avait acquis une réputation singulière comme républicain. En 1791, à l'époque à laquelle la mo-
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narchie expirante luttait contre l'ennemi qui bientôt l'écrasa, Brane était un des che& du club des Cordeliers, et commanda, dit-on, le mouvement qui eut lieu au Champ-de^Mars, et que le maire Bailly dispersa en proclamant la loi martiale. II fiit arrêté, mis en prison, et le bruit courut que les partisans de la cour avaient voulu s'en défaire par des moyens odieux. Au commencement de la guerre, Brune fut employé d'une manière assez obscure; et soit que le Directoire craignît un homme d'une audace peu commune, soit que lui-même ait senti que son courage serait mieux employé à l'armée, il d[>- •tint des lettres de service pour celle d'Italie. Le général Bonaparte, qui prévoyait qu'un jour il aurait beaucoup de démêlés avec le parti jacobin, fit honneur au général Brune d'une partie du succès de la bataille de Rivoli; et, soit qu'il eût découvert en lui des talens qu'il a , au reste, fait briller avec édat dans quelques circonstances, soitL-qu'il voulût s'attacher un des cfae& du parti qui comptait parmi ses membres des hommes de méi^te, et remarquables par une grande énergie, il le nomma général de division, ^t, peu d'années après, commandant en chef de cette armée dont il avait été un des généraux
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les moins illustres. La poursuite de l'ennemi et la conquête du Tyrol furent confiées au général Jouberty jeune homme qui avait fait ses premières armes à l'armée des Pyrénées , et que le général en chef éleva, en. peu de temps, du grade de simple colonel à celui de général de division. Son mérite était si éclatant, que ses camarades, plus anciens que lui, ne se plaignis* rent point d'une préférence dont il s'était rendu digne par une audace, des taleiis et une sagesse à la guerre, à laquelle Masséna lui-iâéme ren^ dait une haute justice. Je fus chargé d'accompagner Joubert jusqu'à Trente, dont il s'empara cinq jours après avoir commencé l'attaque: die l'ennemi.
Pendant que les Autrichiens fiiisaient un effort si malheureux pour délivrer Mantoue et. chasses les Françsûs de l'Italie , le pape, poussé par eux , et mécontent d'avoir perdu les trois légations, leva quelques troupes à la hâte, et résolut d'entrer dans cette lutte formidable. Le temps où les pontifes influaient si puissamment sur les des-, tinées de lltalie , était passé depuis long-temps; Pie YI, potntife fastueux, n^avait aucune des pernicieuses qualités de Jules II. Le général en chef marcha contre lui avec une seule division; son
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akle^de-camp Junot fot chargé de tenW tête à ce fiouTel ennemi; il le rencontra près de Faenz». Il j eut quelques coups de canon de tirés, mab fout ce qu'il tronra sur son chemin mil bas les armes avec une docilité telle, que le pape n'eut rien de mieux à faire que d'expédier en faite trois cardinaux pour signer un traité qui lui donna de longs repentirs sur sa lerée de boucliers.
Par ce traité , la cession des trois légations fut çonfiniiée, et le pape fut obligé de payer i5 millions pour sa périlleuse entreprise , et de livrer les plus précieux chefs-d'œuvre de Tantiquité y qui ornaient sa capitale et ses provinces. Cet épisode de la guerre fut très-court. L'archiduc Charles, après s'être enfin rendu mattre de Kelh, marchait sur nous en tonte bâte, pour aider le générai à délivrer Mantoue et le Saint- Père. Il arriva trop fard. La ville avait livré ses portes et le pape se» trésors. Un certain nombi*e d'émigrés étaient renfermés dans cette f^ace: les lois contre eux étaient loin ê*éîre abrogées. I^e général en chef ordonna au général Serrurier, chargé dit siège, de les krisfser passer sans les inquiéter ; je ne sais s'ils sont nêstés reconnaissnns (le ce^ acte de générosité.
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Le géoéral en chef » prévoyant que $a nouvelW cnoip^gne allait lui coûter de grands effpi*t$, avait demandé au gouvernement un renfort àf^ troupes. Il ne pouvait pas toujours combattre dans la l4oaihaf:die épui^iée; mais » sa ligue d'opé<râlions bien appuyée sur Maptoue, il voulait aller ji son tour chercher l'ennemi , lier ses opé' rations avec 1^ armées du Rhin^ et le dégoûter d'ime guerre qui n'avait plus de but raisonnable^ et que des passions haineuses entretenaient^ C'était à qui en France solliciterait l'honneur de fieryir si9U3 les ordres du géuéral Bonaparte. Bernadotte obtint Jia préférence » et son coips d'armée arriva sur les bords de la Piave la veille du passage de cette rivière. Je fus chargé d'aller le complimenter , et de lui chercher un gué pour la traverser. Les formes de la plus élégante p6lites^ distinguaient le général et son état-major. Ils me parm*ent enchantés de faire partie de l'armiée^ et surtotit de servir ^pu^ les ordres du héros d'Italie. L'entrevue eut lieu le lendemain ; il y régna une cordialité et une franchise qui produisirent un |)eau mouvement parmi les troupes présente? à ee ^ectacle.
Les premières attaq^ies de l'ai-mée française furent faites avec une telle imipetupiiité que l'en-
Demi sentit qu'il ne pouvait résister , et qu'il lui fallait choisir un autre terrain. Il recula jusqu'au Tagliamento, dont il se décida enfin à défendre le passage. Le général Bonaparte prépara tous les honneura de cette journée à Bernadotte. Un corps de six mille grenadiers fut mis sous ses ordres. On lui donna le commandement du centre, où l'ennemi avait le plus de forces à nous opposer. Bernadotte passa les nombreux rameaux de la rivière à leur tête, aux cris de: Vive la république! et sous le feu le plus meurtrier; mais Masséna, qui commandait la gauche, avait mis dans ses attaques une telle vigueur, que l'ennemi devant nous ne se battit que pour gagner la fin de la journée , et ne pas être trop inquiété dans sa retraite.
Le succès de cette journée fit sentir au général en chef que l'archiduc reculait pour l'attendre audelà des plaines de la Styrie , et qu'à mesure qu'il se rapprocherait de Vienne, les forces deviendraient plus égales, et la résistance plus opiniâtre. Bonaparte se décida donc à rappeler à lui la division Joubert qui était à Brixen ; il laissait la Lombardie à peu près ouverte aux ennemis , qui ne manqueraient pas de l'attaquer; mais il était bien sûr qu'une fois les Autrichiens vain-
eus et forcés à la paix, il lui en coûterait peu pour reprendre sa conquête et rétablir l'ordre partout.