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Sa a MÉMOIRES ET SOtJVENIRS
était pea meublé et composé seulement de deux pièces et d'un cabinet. Impossible d'échapper pendant un quart d'heure aux recherches les moins actives; j'ouvris la fenêtre pour mesurer la distance au pavé. Elle était trop élevée pour espérer de pouvoir me sauver après la chute , et trop badse pour espérer d'être tué sur la place. Heureusement je me souvins des pistolets que M. Chassenon m'avait donnés; j'en pris un^ après l'avoir examiné avec soin , je le plaçai sous mon oreiller^ et, tranquillisé comme s'il eût été un excellent talisman, je m'endormisasse^promptement; mais vers une heure du matin, je fus réveillé par un bruit violent et par un colloque fort animé qui venait de la porte cochère. En étoutant je compris qu'il s'agissait d'entrer dans la Maison; je reveillai promptement mon compa^ gnon de chambre. « Je crois que je suis décou>* n vert^ levez**vous, je vous en prie, ou veut » entrer dans la maison» • M. Kuttchiuson sortit tranquillement, et après cinq minutes qui me parurent bien longues, il rentra en me disant : c Cest une dispute de la portière avec un offîcier- » français qui loge au troisième étage. Elle se » plaint qu'il rentre trop tard. Ainsi dormons » tranquillement. » Enfin après avoir compté
DU COMTE LAVALLETTE. 3îi3
toutes les heures de la nuit, j'entendis sonner six heures ; je procédai promptement à ma toilette , et à huit heures précises, je trouvai M. Wilson dans la rue, vêtu de son grand uniforme, dans un joli wiski sans capote. M. Huttchinson parut bientôt à cheval et nous nous mîmes en route. Le temps était magnifique , toutes les boutiques ouvertes, tout le monde dans les rues, et, par un singulier hasard, on dressait à la Grève le poteau qui, suivant l'usage ^ sert à l'exécution en effigie des coùtuCQaces.