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lo Comme nous n'avons eu encore aucun pèlérinage cette année il n’y a pu y avoir par conséquent de danse à cette occasion.
20 Il n’y à jamais eu de danse depuis que je suis ici, à l’occasion d'aucun pèlérinage, comme j'ai déjà eu l'hon. neur de le dire, il y a quelques temps, à Mouseigneur le Graud Vicaire Langevin. et j'espère qu'il n'y en aura jamais.
3o Votre Grandeur me dit:
‘ Qu'elle ne peut consentir à ce que la chapelle paie ‘ mème une partie du prix de ces trois cloches, vu que ‘ cet achat n’est nullement nécessaire dans un endroit ‘ comme Ristigouche. ”
Il ne m'est jamais venu à l’idée de prendre un seul denier de la chapelle pour payer même une partie du prix de ces trois cloches, pour la bonne raison que ses revenus ne sout pas suffisants à son propre entretien.
IlLest évident que trois cloches ne sont pas nécessaires: pas plus ici qu'ailleurs, mais autant ici qu'ailleurs ?
4o Comment se fait il que Votre Grandeur trouve maintenant tant d'objections à trois cloches, après avoir approuvé, le 5 mai de la présente année, le plan d’un clocher pour y recevoir ces mêmes cloches ?
5o Ilme sembie que depuis bientôt quatre ans que je suis ici, ayant trouvé cette mission dans le plus complet dénument, j'ai assez travaillé, assez dépensé de mes propres deniers, soit à la construction d’un logement et ses dépendances pour le missionnaire, soit aux réparations de la chapelle et à son ornementation pout mériter autre chose de Votre part que des reproches et des reproches continuels.
Pas un seul mot d'encouragement est encore tombé de Vos lèvres, pas un seul denier n’est encore sorti de votre bourse pour tous les travaux entrepris et exécutés ici depuis quatre ans. Cômment se fait.il que Votre Gran-
deur ne puisse où ne veuille rien donner à ma chapelle sur les œuvres diocésaines,après avoir gratifié la chapelle de la Pointe-au-Père de plusieurs présents et de dons généreux en argent ?
60 Je ne vous dis pas ces choses, Monseigneur, pour vous contrister ou vous offenser, mais je vous les dis pour me plaindre de la manière avec laquelle vous me traitez.
70 Pas un prêtre dans votre diocèse ne s’est plus dévoué que moi à vos œuvres diocésaines par mes quêtes mes voyages, etc, et quelle récompense en ai-je eu de Votre purtjusqu’à ce jour ?
8o Je ne comprends pas ce que Votre Grandeur veut ne dire pat argent reçu du Département de l'Instruction Publique pour ma maison.
Je demeure bien respectueusement, etc., Monseigneur, De Votre Grandeur, Le tout dévoué serviteur,
(Signé) Cus. Guay, Prot. Apost.
£vèché de St-Germain de Rimouski, 23 juillet 1888 Mgr. Cus Guay, P. A.
Ste Anne de Ristigouche
Monseigneur,
4o Vous voulez jouer sur les mots, en prétendant qu’il n'y a jamais eu de danses dans votre mission à
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l'occasion du pèlérinage. Comprenons-nous bien, je ne veux de ces réunions dansantes sous aucun prétexte surtout sous le patronage des prétres, ni pour des bazars, ni autrement. J'espère n'être pas obligé d'en venir aux censures, pour me faire obéir.
20 Je suis bien aise que vous ne songiez point à faire payer pour la chapelle aucune partie du prix des trois cloches dont vous parlez. Mais je ne veux pas non plus qu'elle soit responsable de la balance qui pourra rester due après la bénédiction.
30 C’est à moi à juger si trois cloches sont à propos dans une localité ou une autre. Ristigouche est une mission pauvre, composés principalement de sauvages, qui ne sont guère accoutumés à faire de grandes dépenses. Par conséquent, la dépense de trois cloches n'y a pas la mème raison d'être que dans une cathédrale. |
40 Si j'avais vu ménager à Ristigouche, tant pour sa chapelle que pour le presbytère, j'aurais sans doute été porté à accorder à cette mission de l’aide de la St- François de Sales, comme aux autres. Ki
50 J'apprécie parfaitement votre activité, mais quelquefoisl’excès.peut gâter les meilleures choses el d'excellentes intentions. VE |
6o S'il ne doit pas rester de dettes sur l’acquisition de ces trois cloches, je vous autorise à les bénir, en vertu d’un Indult du 21 oct. 1883, valable pour cinq ans. Vous en dresserez un acte, y mentionnant cet Indult et cette autorisation.
Evitez, je vous prie, le bruit et l'éclat à l’occasion des cérémonics religieuses, quand c’est possible.
Bien à vous,
[Signé] JEAN, Ev. de S.-G. de Rimouski.
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Ste-Anne de Ristigouche, Co. Bonaventure, 25 juillet 1888.
À Sa Grandeur, Monseigneur de Rimouski, à Rimouski.
Monseigneur,
Votre lettre du 23 courent est reçue à l'instant.
Je répondrai ce qui suit : À
1o Je ne joue point sur les mots, et Votre Grandeur a été mal informé en ce qui concerne les danses.
20 Coëmment se fait il qu'Elle ajoute foi à tout ce qu'Elle entend dire ? Je dois savoir se qui se passe dans cette mission tout aussi bien que vos mouchards.
30 Je voudrais bien connaître quelles sont les fausses dépenses que j'ai faites depuis mon arrivéésur cette mission. Vous n'y avez pas mis les pieds depuis quatre ans, et comment Votre Grandeur peut-Elle dire « Si j'avais « vu ménager à Ristigoucüe, tant pour la chapelle que «our le presbytère, etc. j'aurais sans doute été porté à «accorder à cette mission de l’aide de la St-François de «Sales, comme aux autres ? »
Cette raison n’est qu’un vaiu prétexte pour ne rien donner, d’ailleurs il est parfaitement connu que vous demander un sou, c'est vous arracher le cœur et vous seigner aux qüatre membres.
4o Je vous remercie, de la permission accordée de bénir mes cloches.
Votre Grandeur dit dans sa lettre : «C'est à moi à « juger si trois cloches sont à propos dons une localité «ou une autre, etc. »
Je ne vous ai jamais constesté ce droit, vous seul semblez en douter ; maïs pourquoi Votre Grandeur’ m'at-Elle permis d’avoir ces trois cloches ;
Pourquoi m'a-t-Elle promis de venir les bénir Ellemème ? Pourquoi enfin a-t-Elle approuvé un plan de clocher, le 5 mai dernier, pour recevoir ces cloches, si aujourd'hui elles ne sont plus à propos, parceque Ristigouche est une mission trop pauvre. La mission de Ristigouche n'était pas plus riche, il y a deux mois, qu'’elle ne l'est aujourd’hui.
5o La grande objection qu'à Votre Grandeur maintenant à mes cloches et son refus à venir les benir sont faciles à trouver.
J'aien le grand tard à Ses yeux d'inviter comme parrain le Premier Ministre de la Province de Québec, l'Honorable Honoré Mercier.
Pauvre politique, faut il que tu ailles te nicher jusque dans les cérémonies religieuses, daus la bénédiction de trois cloches!!!
Bien respectusement, elc., De Votre Grandeur,
. le tout devoué serviteur,
(Signé) Cas Guay, P. A
Evèché de St-Germain de Rimouski,
$ 4 octobre 1888.
Monseigneur Chs Guay, Prot-Apost.
Ste- Anne de Ristigouche, Monseigneur,
Veuillez répondre aux questions suivantes :
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cloches de France pour le jour que vous avez vous: mème fixé pour la bénédiction ?
20 Pourquoi les avez-vous remplacées par d'autres pour l’occasion au lieu d'avouer tout uniment que les cloches attendues n'étaient pas arrivées ?
3o Pourquoi au contraire avez-vous chercher à tromper le public en leur en substituant d'autres ?
40 D'$ù viennent ces dernières cloches ? Etaientelles déjà bénites ?
50 Que leur avez-vous fait ? Les avez-vous bénites avec des Stes-Huiles ?
Go Vous avais-je autorisé à bénir d'autres cloches que les trois que vous attendiez de France ?
70 Que sont-elles devenues depuis que vous les avez reçues ? Les avez-vous bénites et où Iles avez-vous placées ?
80 Qu'avez-vous fait des autres ?
90 Comptes des cloches, recettes et dépenses complètes ?
1Co Veuillez m'envoyer aussi les comptes de votre mission : ancien presbytère, nouveau presbytère, chapelle, etc ; recettes et dépenses, dons des gouvernements, collectes, comtes des ouvriers, matériaux, etc.
J'attends ces détails avec hâte :
Bien à vous, (Signé] JEAN, Evèque de St G. de Rimouski.
P. S.—Combien avez-vous demandé de chaque personne admise à danser pique-niques, bazars, etc. etc ?
N. B.—Les comptes que je vous demande aujourd’hui ne sont pas compris dans ceux que vous m'avez déjà envoyés.
(Signé) J. Ev. de Rim,
Ste. Anne de Ristigouche Co. Bonaventure 6 octobre, 1888.
A Sa Grandeur,
Monseigneur l'Evêque de St-Germain de Rimouski.
à Rimouski.
Monseigneur,
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 4 de ce mois, reçue ce matin ut je m'empresse de répondre aux uaestions qu'elle contient.
1o Le steamer transportant mes cloches s'est brisé et voilà pour qu'elle raison elles ne sont pas arrivées en temps ;
20 Ayant été informé de l'accident arrivé au steamer, je me suis ‘curé deux autres cloches, l’une m'ayantété donnée de Québec, et l'autre venant de notre maison d'école ; ces deux cloches n'avaient jamais été bénites.
Les trois clorhes attendues de France pouvaient encore m'arriver la veille au soir, ou le matin mème du jour de la bénédiction par l'Express. Des ordres étaient donnés à cette fin.
Le jour de la bénédiction, avant la cérémonie, j'ai consulté mes confrères présents et les invités; c'est-à dire les parrains et marraines, sur ce que je devais faire. Je leur ai dit combien était grand mon désapointement. Tous, sans exception, me dirent ; ‘ bénissez celles que ‘“ vous avez. Il n'y à pas d'autre chose à faire. ” La meilleure preuve que tous les invités ont été contents et satisfaits, c’est que la recette a été bonne.
Il m'était morallement impossible de remettre cette cérémonie. Tout le monde était rendu, et ils avaient répondu à mon invitation non pas tant pour être parrains de trois cloches que pour faire un voyage d'agrément.