‹ Mémoires (extaits) [microforme]Chapitre 56 sur 82 · PROC TS RÉ · texte numérisé non relu

PROC TS RÉ

30 Comme Votre Grandeur le voit, jen ’ai nullement cherché;à trompé le public, mais j'ai fait tout le contraire eu disant que les véritables cloches attendues de France n'étaient pas arrivées, par suite d'accidents au steamer, et aucune personne ici présente n'a été trompée, parceque tout le monde le savait,

40 Je me trouve à avoir répondu à cette question.

50 J'ai bénit une cloche avec les saintes huiles celle venant de Québec, mais la cloche de notre école j'ai suivi la bénédiction du Rictuel Romain, par Pustet, pour les cloches destinées aux écoles.

90 Je n'ai jamais eu le moindre doute que j'étais autorisé par Votre Grandeur à bénir aussi bien cellesci que les autres. :

Si j'ai fait là erreur, c'est tout à fait involontaire.

To Mes cloches parties de France le 20 juin dernier, ne me sout arrivées que près de trois mois après leur départ, Ou a eu la précaution de les faire passer par Montréal, au lieu de les mettre à Québec, et ensuite de Montréal, on me les a envoyées à Dalhousie, etenfin j'ai encore deux boîtes accompagnant ces cloches qui ne sont pas arrivées, deux boites de cuiverie.

Que Votre Grandeur juge de tous mes ennuis avec ces cloches. J'ai bénit ces trois cloches le premier dimanche après leur arrivée, à vèpres, sans inviter ni parrain ni marraine, Car il avait été convenu avec ceux-ci qu'ils seraient parrains non seulement de trois cloches mais de cinq.

J'ai placé ces cloches sur des chevalets devant notre église en attendant que nous ayons de l'argent pour bâtir un clocher, et je vous assure, Monseigneur, qu’elles sont bien belles et font l'admiration de mes Sauvages.

80 L'une est daus la sacristie, et l’autre dans le clocher de notre école.

90 J'aurai l'honneur de transmettre à Votre Grandeur ces jours ci les comptes demandés.

100 Je n'ai jamais entendu dire un seul mot de désagréable pour ces cloches, excepté si ce n'est que le Rév. M. Drapeau, Curé de St. Charles de Caplan, m'accusait, en montant à St. Thomas de Montmagny, dans les chars, et en revenant, et cela avant la dernière retraite ecclésiastique, que j'avais sciemment trompé le public, que je n'avais jamais ordonné trois cloches, etc., etc,

Il a répété la même chose aussi pendant la retraite.

Comme je comprends que le dit Rév. Oct. Drapeau est jaloux de tout ce que je fais ici, je ne m'en suis nullement occupé.

S'il y a quelques bruits sur mon compte au sujet de ces cloches, je n'y vois que la jalousie et pas autre chose.

Dans l'espoir que Votre Grandeur sera satisfaite de ces explications,

Je demeure avec le plus profond respect, Monseigneur, Votre tout dévoué snrviteur, (Signé) Cus. GuAY, Prot. Apost.

N. B.—Ici se termine l’histoire des trois cioches de Ristigouche.

10ème PARTIE

Les Comptes de la Mission de Ristigouche

STRICTEMENT CONFIDENTIEL

TELEGRAMME Québec, 10 décembre 1890.

A Sa Grandeur, Mgr Bas, Rimouski.

Son Eminence le Cardinal demande à Monseigneur Langevin d'envoyer immédiatement tous les reçus concernant les comptes de la Mission de Ristigouche.

(Signé) Cas Guay, Prot. Apost.

TELEGRAMME Québec, 5 jan. 1891.

A Sa Grandeur, Mgr Bzais, Rimouski.

Son Eminence le Carüinal demande de lui envoyer immédiatement le cahier et les reçus concernant la mission de Ristigouche qui se trouvent à Rimouski.

(Signé)

Cus Guay, Prot. Apost.

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