DE LA PALEONTHOLOGIB. ' 1 OD
'ées OU décrites , on arrive à un nombre presque égal ou tupérieur aux espèces vivantes ; et certes , combien de fosriles sont encore à découvrir ou non décrits ! Je reconnais jae cette objection n'en est pas une , puisque la liste des fossiles se compose du nombre total des êtres , qui groupées isolément ont composé successivement à eux seuls ce qu'on est convenu d'appeler des créations ou plutôt la nature animée du globe pendant les diverses époques.
La. première chose que tout géologue est donc en droit de demander à M. Deshayes , c'est l'indication , la description ou les figures de toutes ses 2,902 espèces tertiaires. Après avoir discuté la valeur réelle de chacune d'elles , on pourra alors logiquement établir des calculs sur ces données, je le dis à regret, encore trop peu considérables. Il faut avouer que M. Deshayes n'a épargné ni soins ni argent pour rendre sa collection unique et qu'il a embrassé le champ de paléonthologie , qui se prétait le plus à ces comparaisons et les terrains les plus favorables aux déterminations purement zoologiques ; dans les dépôts secondaires , ce genre de recherches offrirait encore de bien plus grandes difficultés.