I. Hugues de Lionne, secrétaire d'État
d'Alex, de Campion. 415
mière fois, commence à être bien aise de m 'éviter adroitement, et, comme je connois assez la Cour, j'entends ce que cela veut dire. Toutefois, comme j'ai été bien reçu, je ne saurois qu'en juger. Vous apprendrez davantage par ma première lettre. Pour l'affaire de Gasny, vous verrez des marques de la continuation de ma mauvaise fortune quand vous saurez que, M. de Chamboy ayant prié de ma part M. le duc de Richelieu' de me faire faire justice par madame sa tante, l'affaire s'étoit remise en négociation et M. du Vigean avoit renoué l'ancien traité que nous étions prêts de conclure, lorsque M. de Richelieu s'est allé marier à Trie avec madame de Pons 2; ce qui s'étant fait contre le consentement de madame d'Aiguillon, elle ne se souciera plus de me satisfaire , la considération qui l'y obligeoit, que vous devinerez bien, étant cessée. Jugez par cette suite de malheurs si je dois mieux espérer de la fortune à l'avenir que par le passé. A Paris, ce.... 1649.