En 1 838, Jacques Sterling céda le commandement
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de la colonie à M. Jean Hatt, dont l'un des premiers actes administratifs fut ToiTre d'un prix de 2560 acres de terrain, à celui qui découvrirait dans le territoire une mine de charbon de terre. Après plusieurs années de recherches, MM. Grégory parvinrent à en découvrir quelques-unes très-abondantes, ce qui fut un indicible avantage pour la colonie.
A M. Hutt, succéda en 1846 le colonel Glarke, qui mourot au bout d'une année d'administration ; Glarke fut provisoirement remplacé par le lieutenant-colonel Irwin, dont le commandement intérimaire cessa en août 1848, par Tarrivéedu nouveau gouverneur, le capitaine Fitz-Gérald. Les manifestations de joie sincère qui accueillirent ce gouverneur à son arrivée dans la colonie, et les espérances que fit naître dans le cœur des colons sa réputation d'homme énergique et impartial, nous donnent à espérer que Fatente publique sera satisfaite.
5. La colonie de Swan-River, ainsi qu'elle fut limitée par une commission britannique, comprend cette grande portion de l'Australie située entre les 11 4** et 129° de longitude, et les 1 4"* et 35"* de latitude méridionale. Ainsi elle a du nord au sud 1 280 milles ; et 800 du couchant au levant. D n'appartient à personne de préciser la nature et la qualité d'une si vaste superficie de terres, jusqu'à ce que le pays soit bien exploré dans toute son étendue.
6. Les terres situées entre les villes dePerth et d'Albany, sur la côte méridionale, ont été examinées avec un soin particulier de 1829 à 1836, par les hommes les plus capables et les plus expérimentés : Wilson, Dale, Bannister, Preston, Collie, Sterling, Roe, Hillman, Bunbury et depuis encore par plusieurs autres. Les principaux résultats de leurs excursions furent les découvertes suivantes, savoir : celle du fleuve Kalgan, qui est le plus considérable de la
o6te méridiODale , et déhoDche dans le canal de King- Gêorge; du Blackr-JVood^ qui verse ses eaux dans le port d'AugQSta, dans le voisinage du cap Leuwin ; du Kent, qui comme le précédent se déchai^ vers le sud ; du Murra;^^ qui coule à Test de la ville de Pinjarra et a son embouchure dans la partie occidentale ; du Canning et de VHèléna, tributaires du Swan^ei de plusieurs ramifications de VAvon, nom qui fut donné au fleuve Swan, à environ 70 milles de son embouchure. Ils découvrirent également les lacs de Bames, Don, MaÛiUde, CataUne, Helena, Boorckup, au nord d'Albany, dont quelques-uns sontd'eau salée^ les autres d'eau douce. La continuation de la chaîne des montagnes appelées Darling^ qui se prolonge jusqu'à la côte méridionale; celle de Sterling, située beaucoup plus loin vers Test, que celle de Darling, et voisine de la côte méridionale ; les monts William et Keat, qui étant les plus hauts de tous, s'élèvent de 3600 pieds au-dessus de la superficie de la mer. La belle et riche vallée de KaU gan, sur les bords du fleuve de même nom ; la vallée de Green et autres, qui, si elles ne sont pas d'une vaste étendue, sont du moins très-fertiles ; enfin de riches pâturages, et des terres bonnes pour la culture de toute sorte de céréales. Ensuite les contrées à l'est et au nord de Perth furent parcourues par MM. Dale, Ck)llie, Moore, Brown, Roe, Grey, Grégory et autres.
Dale, sorti le premier de Perth, en 1 830, s'étant dirigé vers l'est, découvrit à une distance de 60 milles de la capitale, une rivière qui venait se confondre avec le Swan et qu'il appela -^w/2, et une grotte dont la voûte ressemblait à une antique ruine. Sur les parois, il aperçut grotesquement tracée la figure du soleil : elle était traversée au centre par diverses lignes qui se croisaient à peu près à angles droits; et de son côté gauche sortaient des rayons. Le
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diamètre était de 1 pouces ; et auprès on voyait aussi tracée l'image d'un bras et de quelques mains. L'époque et Fauteur de cette figure sont inconnus. Le rapport favorable que fit Date sur la fertilité de cette contrée, y attira de nombreux colons, et encouragea le gouvernement à y fonder deux villes, York et Northam. C'est actuellement le district le plus peuplé de toute la colonie, à l'exception pourtant de celui de la capitale.
Deux années après, Collie parcourut le pays au nord-est de Perth, qui maintenant s'appelle district de Victoria, où fut fondée, au centre d'une vaste et riche campagne, la ville deToodyoy, à 60 milles de la capitale. En 1836, G. Moore poussa encore plus avant ses explorations : à la distance d'environ 40 railles, nord-nord-ouest de Toodyoy, il trouva le torrent Fletcher^ dont les eaux se jetaient dans le fleuve appelé par les sauvages Maura^ et qui depuis s'appela Moore^ du nom de celui qui l'a découvert. Moore en suivit le cours, l'espace de plus de 40 milles, vers l'occident; mais en ayant perdu la trace près du lac de Gargan^ il revint à la ville.
Au mois d'octobre de la même année, l'ingénieur Roe entreprit d'explorer les régions orientales et septentrionales de la colonie. Il parvint à compléter une ligne d'environ 500 milles ; et le résultat de ses travaux fut la découverte de nombreux torrents, de pittoresque vallées, de vastes étendues de terrains fertiles, de divers lacs, particulièrement de celui auquel il donna le nom de Brown, et de diverses montagnes de formation primitive et secondaire.
Une mention spéciale est due aux excursions du capitaine Grey (1 839), au travers des contrées qui se trouvent enfareles 24** et 32** de latitude méridionale. Dans ses voyages il ne découvrit pas moins de dix fleuves de plus ou moins grande importance, auxquels il donna les noms de
Gascopie^ Murchison, Huit y Irwin^ ^rrow-Smiih^ etc. Il fit aussi la découverte de deux chaînes de montagnes : à la première, qui se détache de l'extrémité septentionale de œlle de Darling, il donna le nom de Victoria y^i à l'autre, qui est d'une étendue d'environ AO milles du nord au sud, il * imposa le nom de Guirdner. Il découvrit en outre de vastes et belles contrées, qu'il désigna aussi sous le nom de Victoria y et qui selon lui seraient les plus riches de toute l'Australie. Situé près du fleuve de Gascojrne, dont les eaux se déchargent dans la baie du Champion {Ckampion'Bajr)^ le district de Babbage, outre qu^il est un des meilleurs, occupe les positions les plus importantes de toute la côte occidentale , et il est par conséquent le plus convenable pour la formation d'une colonie. Le nombre des sauvages aperçus par ce voyageur dans ses différentes courses, dépasse de beaucoup celui de toute autre contrée de l'Australie jusqu'à présent parcourue. Le capitaine Grey est actuellement gouverneur de la Nouvelle-Zélande.
En dernier lieu l'énergique Grégory , explorant en 1 844 la même contrée que Grey , découvrit vers l'intérieur, et pas très-loin delà baie du Champion, de grands gisements de charbon fossile ; et dans un second voyage, par le 28"* de latitude, sur les rives du fleuve Murcfùson, à 200 milles environ de Perth, il trouva de grosses masses et d'abondantes veines de plomb, contenant une riche portion d'argent. On a présentement ouvert au même endroit une mine de ce métal, à laquelle a été donné le nom de Géraldine , en rhonoeurdu gouverneur actuel.
7. L'aspect général des plages occidentales est sablonneux comme les autres côtes de l'Australie ; mais l'intérieur, à peu de milles de distance, possède tous les genres de terrain. On y manque pourtant de sources d'eau permanentes, indispensables pour les troupeaux, n'y ayant
pas dans les environs de fleuves suffisants pour arroser de vastes plaines. De sorte que si Ton ne trouve pas de réservoirs naturels, il est nécessaire de préparer en hiver des récipients d'eau pour abreuver les troupeaux en été ; mais c'est là un inconvénient qu'on éprouve aussi dans les autres colonies australiennes. Une chose digne d'observation, c'est que le sable, si aride et si improductif en Afrique, produit à Perth tout ce qu'il y a de plus beau et de plus ravissant dans les jardins de l'Europe. Le vin qu'on obtient de ces terrains sablonneux est d'une qualité supérieure; le figuier produit son fruit trois fois de suite par année ; les patates viennent en deux saisons ; et les vignes mêmes , après que les premières grappes ont été cueillies, en portent de secondes qui viennent à maturité. Le blé et les autres céréales y réussissent d'une manière prodigieuse, et tous les arbres fruitiers, ainsi que les plantes, soit tropicales, soit exotiques, y prospèrent merveilleusement.
8. Le climat de Swan-River, non-seulement surpasse en salubrité celui de toutes les autres colonies de l'Australie, mais on peut dire que c'est un des meilleurs du monde entier. La chaleur en été, quoiqu'elle s'élève quelquefois jusqu'à SA"" Réaumur, n'est nullement suffocante, et on peut continuer les travaux à découvert et au grand soleil sans avoir à redouter aucun inconvénient. Les vents brûlants auxquels on est exposé dans les autres colonies sont inconnus dans celle-ci, et au contraire les brises de la mer y soufflent périodiquement, c'est-à-dire de onze heures avant midi jusqu'au coucher du soleil. Dans les mois d'hiver, après le lever du soleil, ratmosi)hèreest très-tempérée et délicieuse, mais à trois ou ({uafre heures du matin, le thermomètre descend jusqu'à quatre degrés au-dessous de zéro. Quoiqu'il n'y tombe jamais de neige, les gelées, parcom-
pensation, sont fréquentes. L'été est raffraîchi par d'abon-
dantes rosée» noetarnefi ; et quelquefois au mois de janvier par des pluies, qui, dans cette saison d'été, sontpour la colonie un grand bienfait. Dormir la nuit à la belle étoile, au milieu des bois, tant en été qu^au printemps, n^est ni dangereux ni insalubre, surtout lorsqu'on peut se placer à son aise autour d'un bon feu. Les maladies auxquelles sont su* jets les habitants ne sont pas mortelles ; les plus répandues en général semblent être la dyssenterie et l'ophtalmie. On a rarement la dyssenterie, et elle se guérit avec facilité } l'ophtalmie, fréquente en été, ne dure pas longtemps, et ne laisse aucune infirmité de l'organe visuel.
Les vastes prairies naturelles de la colonie suffisent pour alimenter non-seulement des millions de brebis, mais en-^ core de nombreux bestiaux de tout genre, surtout vers le nord, où ils ont des pâturages plus abondants et plus nour*^ rissants; le climat d'ailleurs leur est favorable, et les races primitives s'y sont notablement améliorées, en particulier celles des brebis mérinos, dont la laine n'est inférieure en qualité à celle d'aucune autre variété de brebis. L'accroissement des troupeaux de brebis y est rapide, à tel point qu'on l'évalue à 33 sur cent par année.
10. La population, en 1848, était mélangée dans les proportions suivantes :
Catholiques 557
Anglicans 5,063
Weileyens ou métbodiitei 276
Indépendants 187
Chinois et autres individus de religion
non spécifiée 759
Total 4,622
Le nombre d'acres de terre mise en culture n'était que de 7069 3/4. Le tableau suivant fera connaître plus clairement le développement de la colonie.
Population.
Chevaux. . .
Espèce bovine.
Brebis. . . .
Porcs. • • .
Chèvres. • ,
1 1 . Quiconque observera raccroissement de population de 1838 à 1843, savoir 1925, et voudra le rapprocher de la période de 1843 à 1848, savoir 769, trouvera dans ce dernier chiffre une diminution notable. La raison en est évidente.
Cette colonie se composa dès son origine d*une classe de colons bien supérieure au personnel des autres colonies , dont un des éléments fut pris parmi les com^icts ou condamnés à la déportation. Les familles de Swan-Ri ver nonseulement sont riches, mais encore ont reçu une éducation Kbérale, vu qu'elles sont sorties pour la plupart des rangs des officiers de Tarmée ou de la marine. D'autre part, les travailleurs étant en petit nombre, veulent mettre la maind'cBuvre à un haut prix ; et comme Je rendement des terres ne suffirait pas à couvrir les dépenses nécessaires pour leur culture, la plupart des grands propriétaires préfèrent les laisser incultes ; et en définitive le résultat de cette fâcheuse position est que les agriculteurs abandonnent ce pays pour aller partout où la chance leur sera plus favorable : voilà pourquoi la colonie de Swan-River demeure mal peuplée. De fait , en octobre 1 848 ^ il n*y avait en tout que 261 , tant laboureurs que bergers , et on ne comptait que 331 6 3^4 d'acres de terre consacrée à la culture en blé , tandis que cette colonie, après vingt ans d'existence (1829 — 49), ne produit pas encore assez de grain pour sa consommation. Mais il est à espérer que dans
rintervalle depuis mon départ de ces contrées, le sage gouverneur Fitz-Gérald aura su mettre un terme à un si grand mal.
12. Vers la fin de l'année 1849, cette colonie, à la demande de ses habitants , fut déclarée par le gouvernement britannique établissement pénitentiaire ; et en juillet 1850, y arrivèrent les premiers coni^icts on déportés. Avec ce renfort je ne doute pas que la contrée ne progresse sous le rapport de l'agriculture.
1 3. Perth est la capitale de la colonie, située sur les rives septentrionales du fleuve Swan, à 9 milles de la mer, par 32"* de latitude et 115*" A8 de longitude. Il est inutile de dire que dans l'ensemble la ville n'égale pas en luxe les capitales de l'Europe. Les rues pourtant sont larges et parallèles , et elles sont coupées par d'autres rues à angle droit. Les principales, savoir : la rue George et la rue ffajr^ sont bordées de beaux édifices en pierre et en brique. Les habitations en bois ne sont plus en usage. Elle a une place spacieuse, embellie au centre par le temple protestant, mais défigurée par quelques maisons mesquines et irrégulières. Les édifices publics qui ont le plus d'apparence sont : l'église catholique annexée au monastère des religieuses de la Mercy,le temple protestant, celui des méthodistes , et un troisième, qui est celui des indépendants; l'office colonial, le beau palais du gouverneur, le tribunal , le magasin public.
1 4. Le gouvernement de la colonie est administré par un représentant de la couronne britannique, avec deux conseils, dont l'organisation et les pouvoirs sont ce que j'ai dit en parlant d'Adélaïde. C'est le siège de la banque d'Australie occidentale , avec un comptoir de celle d'Australasie. Il y a aussi une compagnie d'assurance sur la vie, et la compagnie de la mine Géraldine. On y compte de plus beau-
coup de sociétés d'industrie et d'encouragement, comme, par exemple, celles d'agriculture, d'horticulture, de secours mutuel et de tempérance. Perth a aussi ses publications périodiques, savoir : Y Indépendant y ïlnquirerei\ei Gazette du gouvernement.
15. Perth fut érigé en siège épiscopal en 1845, et Mgr Brady, qui en est le titulaire, a pour coadjuteur et administrateur temporel Mgr Serra. Il n'y a pas d'évéque protestant , mais celui qui réside à Adélaïde y vient quelquefois. Du reste, dans toute la colonie, on ne compte pas moins de neuf ministres protestants.
1 6. Si l'on excepte l'abus des spiritueux, la colonie ne présente pas d'exemple d'immoralité; les délits y sont rares et de peu de gravité. En 1 847 on exécuta , chose assez rare, une sentence de condamnation à mort : le coupable, arrivé récemment dans la colonie, avoua qu'il avait été perverti par le mauvais exemple des convicts des autres localités.
17. Fremantle est la seconde ville de la colonie; elle est vers l'ouest, à une distance de neuf milles de la capitale. Bâtie sur la plage, à l'embouchure du Swan, elle présente une rade {Gage-Roade) assez sûre dans les mois d'été ; mais en hiver les vaisseaux, pour se mettre à couvert des vents du nord-ouest, sont obligés de se réfugier à Test de l'île de Garden, éloignée de quelques milles de la rade, vers le sud. Quoique récemment fondée, cette ville ne manque pas d'élégance. On y trouve un petit couvent de religieuses de la Mercy , deux temples protestants et une belle prison ; or , comme les pierres calcaires y sont communes et faciles à travailler, elles ont servi à construire presque tous les édifices. A la distance d'environ 20 milles à l'ouest de cette ville se trouve l'île appelée de Rotte-Nestj où le gouvernement relègue temporairement
OU à vie les sauvages qui ont commis quelque délit. On y trouve du sel en grande quantité et beaucoup de lapins qu'on croit communément y avoir été laissés par les Européens. C'est une tradition chez les sauvages que cette île étant autrefois réunie au continent, an a été séparée par xme éruption volcanique.
1 8. Dans la partie méridionale, antérieurement à la fondation de la colonie Swan-River, c'est-à-dire en 1 826 , par 1 1 8® de longitude et 35'' de latitude, à la distance d'environ 300 milles de Perth, fut fondé l'établissement de King'GeorgesSound, sous la dépendance de La Nouvelle- Galles du Sud, dans le but d'y réléguer les délinquants. Après l'érection de Swan-River, cet établissement obtint d'être réuni à cette colonie et d'être débarrassé du dépôt des malfaiteurs. Sa capitale s'appelle Albanjr^ où le manque de ressources pécunières n'a pas permis à Mgr Tévêque de Perth d'entretenir un seul prêtre ; et pourtant il s'y trouve un ministre protestant. Du reste le chiffre de sa population Qst assez restreint, et les familles catholiques n'y sont pas au nombre de six. Son port, s'il n^a pas de vastes dimen^ sions, est du moins l'un des plus sûrs de toute l'Australie : c'est particulièrement le rendez-vous des bâtiments armés pour la pêche de la Baleine.
19. Il y a encore sur la côte du sud la ville d'jiugustUj immédiatement avant de doubler le cap Leeuwin, vers l'ouest. Sur la côte occidentale, en tournant vers le nord, se trouve Vasse^ Bronhury^ Pinjarra^ et ensuite Fremantle^ dont j'ai déjà parlé. Prenant ensuite la voie de terre, d'Albany à Perth, on trouve à mi-chemin Kojonup, et puis JVilUam S'Bourg .
Vers le nord-est de Perth, à la distance d'environ huit milles, on rencontre Giùldfortj dans une belle et fertile campagnei entre le Swan et son tributaire THélâia.
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A 60 milles de GiiUdfort, vers Test, se présente Vork. Au milieu de la ville passe FAvon , qui, poursuivant son cours vers le ftord, traverse également Northam et Toodyoy , éloignés l'une de l'autre peut-être de 15 milles. Les districts 4'York et de Victoria, sur le territoire desquels sont bâties ces trois dernières villes , passent pour les plus riches de toute la colonie en pâturages, en terrains fertiles et en eau. Il est bon d'observer pourtant que l' Avon en été ne coule pas, mais forme de grands réservoirs naturels suflSsants pour abreuver de nombreux troupeaux. Il faut dire aussi que toutes ces localités n'ont présentement de ville que le nom, vu que les colons fixant leurs demeures sur divers points éloignés les uns des autres, ont laissé les emplacements tracés pour devenir des villes dans l'état naturel où ils les avaient trouvés. En vérité, un européen a peine à tenir le rire quand il s'entend indiquer avec la pompeuse dénomination de ville, deux ou trois habitations à l'usage des colons. Mais les plus grandes choses ont eu d'humbles origines,
20. Enfin, plus au nord encore de Toodyoy, par 1 1 6** 30 de longitude et 30** 50 de latitude, se trouve la mission des Bénédictins , pour la conversion des sauvages , appelée Nouvelle^Nursie^ en l'honneur de la patrie de notre saint patriarche Benott. G^est de cette mission que je vais entr^rendre l'histoire depuis sa première origine jusqu'en janvier'! 850 .