‹ Mémoires historiques sur l'AustralieChapitre 27 sur 79 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

1 . Le caractère physique et moral de l'indigène australien a été si faussement représenté, que plusieurs le considèrent comme l'être le plus dégradé de tout le genre humain. On le croit chétif , contrefait et peu dissemblable des bêtes brutes ; et il en est qui vont jusqu'à affirmer qu'il n'y a nulle différence entre l'Australien et l'ourangoutang. Ce n'est pas un seul, mais plusieurs qui refusent au pauvre Australien la possession d'une âme douée de raison.

Je ne puis mieux faire pour défendre ces malheureux contre leurs calomniateurs, que de citer en propres termes les opinions des divers auteurs, déclarant qu'elles sont de tout point conformes à ce que j'ai vu et observé de mes propres yeux.

(( Les Australiens, dans leur état naturel et non encore souillés ou irrités par le contact avec les Européens, sont hospitaliers et ne sont pas destitués de sentiments gênéreux et bienveillants. C'est une belle race d'hommes, et leurs corps pris individuellement, comme aussi par groupes, offriraient quelque chose d'agréable à l'œil de l'artiste. » Ainsi parle le célèbre Leichardt (c). « Est-ce peut-

(a) Report, from the sélect committee on the condition ofthe ahorigi" nés, Sydney, 1845, pages 1 et 2.

(6) Byrne, Emigrants guide, page 70.

(c) Voyez Lang : Cook'sland. — Lettre de Leichardt à M, Lynd^ page 376,

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