‹ Mémoires historiques sur l'AustralieChapitre 64 sur 79 · FUNÉRAILLES · texte numérisé non relu

FUNÉRAILLES

qu'ils appellent mircaly ou bien ueïbing. Lorsque la fosse est ouverte et nettoyée avec soin, ils allument au milieu un petit feu, et pendant que ce feu va s'éteignant , ils prennent le cadavre, qui sous les genoux, qui sous les épaules, qui sous les aisselles, prenant garde que ni les pieds, ni la tête ne passent devant, et le portent ainsi de côté jusqu'au bord de la fosse. Cela fait, après avoir balayé complètement la cendre, ils approchent un tison ardent de l'extrémité du pouce et de Tindex du défunt pour lui arracher les ongles, qu'ensuite ils déposent dans un petit trou près die la fosse. Ils font cette opération pour reconnaître, disentils, le défunt, lorsqu'il reviendra en ce monde. Ensuite avec les feuilles d'une herbe filanienteuse qu'ils appellent patàca, ils lui lient fortement les poignets, de telle manière que les deux pouces se touchent; ils lient aussi les membres inférieurs au-dessus du genou. Le cadavre étant ainsi préparé et enveloppé dans des peaux de kangurpo les plus délabrées qu'ils aient, ils le passent au sauvage qui se trouve dans la fosse, et celui-ci le place avec grand soin dans le centre de la fosse, la tête tournée vers l'orient, couché sur le flanc gauche et accroupi de manière que les talons touchent les fesses, que les coudes soient pointés contre les jointures des cuisses, et les poings sous le menton. Us mettent à côté les mets restés du dernier repas, les; ghicis du mort mis en pièces, le miroy le coccio, letabba, et aussi unc^^^^. Seulement le tabba et le cuttu avec les mets sont placés près de la bouche, et les armes près des épaules. Ensuite ils vont chercher une énorme pierre qu'ils laissent tomber . sur le flanc droit, de manière à écraser tous les os. Ils font cela pour empêcher que les chiens ne puissent le déterrer et le dévorer ; pour la même raison encore, ils rempUssent la fosse de traverses en bois et de pierres, puis comblent les vides avec de la terre jusqu'^ deux

OU Irois empans au-dessus du sol . A la gauche de la tombe ils coostruiseat une cabane ou maie, comme ils l'appellent, et sur la tombe même ils allument un grand feu, aaUm duquel, d'no too lamentable, ils chantent les exploits les plus fameux du défunt. En même tomps les femmes, l'une après l'antre s'approchent de la tombe, en dansant de l'air te plus joyeux et avec beaucoup de grâœ, portant dans la main gauche un petit bouquet de fleurs, CD on rameau vert, et de la main droite elles ne cessait d'envoyer aux cieux d'affectueux baisers, voulant mootrer par là leur amitié et leur grande aCTection pour le défunt. Ayant déposé le ramean ou le bouquet de flenrs sur la tombe du défont, elles vont en prendre on aube, et recommenceot c^e cérémonie jusqu'à trois ou quatre fois de suite. Non Icàn du premier f«], tm en allnme «osoîle un second, afin que Tàme du mort poisse aller s'y ivdiaDfler dorant la noil. Si le dêfiint avait été tué d*un coup de ghici^ ils {vendraient l'arme homicide et en bràleraieni la pointe, atin que l'âme du ntort, qu'ils croient restée au bout de ivlle pointe, [wàt s'envoler ailleurs. Mais s'il a siHXOiubé à des malétic^, ihi Itoglias, cequi veut dire pour nous, s'il i;':>t loort de mort naturelle, alors ils pensent que sott àme réside dans k' ghîci qu'ils ont piai"é à côté vk' son cwps ilaus ta fi,>sâe. Cw fe'ux i.ie la tombe, et spéciak'UK'Ul le premier, st.>ut eatrvteuus pendant quelques mois, et tout part'ut du «.téfuut qui passe auprès se 6ût un devwr deuo pas le laisstT éteindre. Les feuiiues et paurtiniliàe- UK"ut les plus à^tvs, pkHirx'ot chaque }v'Of ;a mort de leur parent ou ami, i.kHt\ heures après ftuti^t- «fe la deux, heures a\aut le W\at du A>Ieil ; i Ihiire t.le U» nuit lorsqu'elles euUHideot (HS);\iiu, qu'elk's pt\Hiueut ^Hnir t'àmo <Jw 5. Les deruier^ ik-wnrs n.>uvtus àt 1

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