Bcigott. pardiou
t'eroit ung tour de perfaict amy ; et, si l'affaire se pouvoit conclurre avec le comte de Vignory, qu'eux deux ensemble y donncroient bon ordre et empescheroi<'nt bien ces deux roys-là; qu'il vouloit porter tout le maltalent* de cestc négotiation-là. Et, pour entendre néantmoings tous les discours, avoit résolu queBeutterich, lors de leur conférence, me feroit entrer par sa chambre en ung lieu secret derrière la tapisserie, où je ne serois veu, et verrois et entendrois toutes choses, affin que, si l'affaire ne succédoit^, au moings on ne se peust jouer du nom de mon maistre.
Par l'espace de deux jours entiers fut traicté entr'eux : et tous les poincts concei^nans l'association et les armes, levées et traictez avec les colonelz du roy y furent bien résoluz et sans dispute ny longueur. Mays, quand on vint aux asseurances, on y demeura longtemps. Led. s' duc asseuroit de porter à ceste association led. s"^ prince, mon maistre, et le duc de Bouillon, duquel il estoit tuteur, quand il verroit assez d'asseurance pour luy et son party et qu'on luy garderoit l'authorité qui appartient au reng qu'il tient en France. Et, affin qu'ilz eussent moings de subject de dilayer pour avoir à traicter avec aultres, on deist aud. s"" comte de Vignory qu'on se contenteroit des asseurances que led. s' duc de Guyse donneroit plus grandes es gouvernemens de Champaigne et Bourgongne et au Messin pour tout le royaume, lesquelles asseurances serviroient tant aux forces estrangères pour leurs
1, Maltalent, mauvais effet; pour rancune suscitée par cette négociation.