En 1580, Pâques tomba le 3 avril
l. Condé, craignant d'être assiégé dans La Fère, partit subite-
après avoir veu dehors la ville Mademoiselle de Bourbon*, sa fille, qu'il n'avoit jamais veu (et la con^noissoit si j)cu qu'il print Madamoiselle de Bouillon- pour sa fille), il print, luy neufiesme, le chemin que je luy avois mandé par mon homme, à Jametz et à Audon% où, estant adverty qu'on avoit mys les carrabins'' hors de Metz pour le surprendre, il passa à travers le duché de Luxembourj^, jusques à Triefves, et de là a Birquefelz et Langstal"', oîi il fut receu par le s"^ de Seinkingen% au chasteau, pour le conserver de
ment le 22 mai 1580 avec trois gentilshommes, après avoir adressé au roi une sorte de manifeste (copie, \<'- de Golbert, vol. 29, f. 430) et donné à Mouy le commandement de la ville (minute, ibid., f. 432). Sur le récit de sa fuite, les trois historiens les mieux informés de la seconde moitié du xvi« siècle, Lestoile (édit. GhampoUion, p. 123), d'Aubigné {Hist. unh\, 1626, col. 1019) etdeThou (1740, t. V, p. 791, et t. VI, p. 17), s'accordent parfaitement.
1. Catherine de Bourbon, marquise d'islc, née à Paris au mois d'ocluhre 1574, hllc de Condc et de sa première femme, Marie de Clèves, avait coûté la vie à sa mère ; elle fut élevée par la duchesse de Bouillon. Elle mourut au Louvre le 30 décembre 1595, sans avoir été mariée.
2. Charlotte de La Marck, née le 5 novembre 1574, hérita de son frère mort le l^r janvier 1588, à Genève (p. 39, note), à la condition d'épouser un prince protestant et de maintenir le calvinisme à Sedan. A seize ans, à l'instigation du roi de Navarre, le 11 oct. 1591, elle épousa le brillant Henri de la Tour-d'Auvergne, vicomte de Turenne, l'auteur des Mémoires. Moins de trois ans après ce mariage, elle mourut en donnant le jour à un fils qui mourut en naissant. Elle laissa à son mari la plus grande partie des biens de l'illustre maison de La Marck (Haag, la France protestante, art. La Marck).