Voyez la note 2 de la page
2. Mathieu de Merle, capitaine huguenot, « grand picoureur et « vrai bandoulier des montagnes d'Auvergne, dévallé en furie » comme un torrent sur la plaine, gastée par ce déluge inhumain, « pissé au jour par un très pauvre artisan de village en Auvergne, « et né au monde pour la ruine d'une ancienne et bonne ville de « sa patrie, comme on dit de la vipère » (Le Frère de Laval, Hist. des troubles, 1578, f. 591), désola pendant vingt ans le Haut- Languedoc par ses coups de main et ses pillages. Il mourut vers 1590. Le marquis d'Aubais a publié une autobiographie de ce capitaine {Pièces fugit. pour servir à l'Hist. de France, t. II) qui a été réimprimée dans toutes les grandes collections de Mémoires sur l'Hist. de France, sous le titre de Mémoires de Merle.
Die et Livron, leur laissant seulement Serres et Nyons, qui sans cela appartenoient aud. s*^ de Lesdiguières par engagement, et n'y trouver poinct de résistence*. Je remonstray d'advantagc que le prétexte de ceste belle paix, fondé sur les affaires de Flandres, n'estoit qu'une mocquerie, qu'il se pouvoit souvenir de ce que, y estant pour son service, je luy avois escript ; que c'estoit ung abus d'espérer faire quelque chose en ces Pais-Bas pour la couronne de France, ny pour le particulier dud. s"" duc d'Alençon, lequel n'y feroit aultre chose que d'engresser ces païs-là du sang de la noblesse et soldatz françois et fortifier le prince d'Orengc, pour en estre à la première occasion chassé honteusement, et, qui pis est, graver au cueur du roy d'Espaigne ung ardent désir de s'en venger, au premier subjcct qu'il en verroit en France, qui ne luy préparoit que trop beau jeu par Testât des affaires du royaume ; qu'ayant perdu l'occasion par le massacre * il n'y avoit plus de retour; que jamais la royne d'Angleterre ne le souffriroit, ayant tant faict de despence à cet effect, depuis que led. s"" duc d'Alençon a descouvert son intention, tant en la levée de l'armée dud. s"" duc Casimir, fàicte par elle à ceste fin qu'aultres; que j'en avois de bonne heure adverty les agens dud. s"" duc, en Anvers; que le s*^ de Cimier me l'avoit recongneu en Angleterre; que led. s"" duc d'Alençon mesmes l'avoit assez esprouvé en ses honteuses retraictes et que led. s"^ prince sçavoit que je Pavois
\. Depuis le commencement de la guerre îles Amoureux, Lesdiguicres s'était rendu presque indépendant eu Daupliine. Voyez dans de Thou (liv. 72, 17iO, t. VI, p. 10) le récit de sa campa^^ue.