‹ Mémoires inédites (volume 2)Chapitre 50 sur 84 · Demander avec le duc, c'est-à-dire réclamer au duc · texte numérisé non relu

Demander avec le duc, c'est-à-dire réclamer au duc

2. Famille flamande dont plusieurs membres étaient au service du prince de Condé. Le 4 août 1578, celui-ci écrivait au duc de Montpensier une lettre de créance en faveur du s"" d'Osquerque qu'il envoyait en mission auprès de lui (f. fr., vol. 3326, f. 41).

response;et l'aultre lectre, que led. s' prince devoit garder devers luy, estoit de telle substance que je luy avois escript l'hiver passé, de tous les poinctz que j'avois traicté de sa part avec son amy; que le poinct de la ville au faulxhourg de laquelle il logea delà l'eaue, en retournant d'Angleterre, est résolu et s'exécutera à la lîn de cet esté, dont j'ay charge de l'asseurer par les lectres de créance, que je luy envoyé, et le supplier, comme je fais très humblement, de me permettre de faire ce voyage pour le contentement de son amy, qui le désire et m'en a fort pressé; que le poinct du lieu où je suis est asseuré, ainsy qu'il le sentira assez par les deux aultres lectres que je luy envoyé, sans en dire davantage, ny de ce qu'on veult faire en ce voyage pour l'advantage de tel party, dont je traicte icy avec ceux qui luy escripvent, mays que cela a esté remis jusques après avoir veu que deviendra une aultre ouverture de bien plus grande conséquence et sans comparaison plus advantageuse pour sa grandeur et le repos de ce royaume, dont il a esté si avant traicté en trois voyages faictz exprès vers son amy qu'il ne reste qu'à recongnoistre une condition, laquelle deppend entièrement de sa volonté et inclination ; pour lac[uelle sonder, avant (jue les cartes se meslent davantage, il y a gentilhomme catholique de ({ualité en Guyenne, choisy et depputé exprès pour le saluer comme en passant par S -Jehan ' ; et s'il recongnoist

i. Condô avait passé en Languodoc le mois de janvier 1583. A la tin de février il était à Nérac; il y resta plusieurs jours et partit pour Saint-Jean-d'Angely en anuonraut l'intention de revenir à Nérac (Lettre autog. de Ségur-Pardaillan à Matignon, r. fr. vol. 3351, f 71). Voyez la note 2 de la page -^OH.

en ses discours argument de tant espérer de luy qu'il soit pour donner ce qu'on désire au repos de la France, passer plus oullre et en traicter confidemment avec luy, seul à seul; et, ce poinct-là résolu, lequel il apprendra dud. gentilhomme, entrer en l'exécution de tous les aultres poinctz, lesquelz sont desjà asseurez ; que tout cccy a esté résolu au troisième voyage par le confident, amené à cet effect, qui a prins serment de n'estre descouvert ny le gentilhomme de Guyenne ; et que tout ce que j'ay peu apprendre de luy est qu'il est inthime amy du s"" baron de ^longuyon, l'humeur duquel ayant recongneu en son service j'espérois qu'il y pourroit servir; que c'est ung poinct principal, duquel luy seul et non aultre peult résouldre, n'ayans son amy ny moy voulu toucher à ce poinct-là; et ce qui en faict mieux espérer est qu'aussy bien on l'a du tout spolié de la congnoissanee des affaires ; mesmes en la province la plus forte et où il avoit la meilleure part, on a faict que luy-mesmes a revestu cet hiver ung aultre de son auctorité, contre ce que pai^ moy il avoit asseuré, dont on est bien esbahy, craignant fort que cela n'ait esté faict à intention de passer plus oultre avec sa voisine ' ; ce que s'il faict, contre la congnoissanee héréditaire qu'il doibt avoir que jamais de ceste maison ne procéda que ruine à la sienne, le comble du malheur se verroit en sa propre personne; que j'avois attendu jusques à Pasques sa response à mes premières lectres pour me gouverner selon ses commendemens, mays que, n'en ayant poinct eu, son amy, qui espère du voyage qu'il fera cet esté ung grand accrois-

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