Pange, près de Metz
2. L'intelligence des deux rois de France et de Navarre n'était (ju'à l'état latent et ne se révélait pas encore dans les faits. Chacun d'eux, entraîné par les passions de son parti, était forcé de faire la guerre à l'autre. On conserve, de cette situation, à la date oîi nous sommes, un beau témoignage inédit : c'est une éloquente lettre de Henri III à Matignon, du 1" mai 1587. Le roi, consterné des préparatifs militaires du roi de Navarre, déplore d'être obligé de publier l'édit de juillet 1585 qui équivalait à une déclaration de guerre civile (f. fr., vol. 332!, f. HO).
3. C'est-à-dire en lieux qui ne soient tenus que par des amys et oiî ils soient les iHus foi'ts.
rique* sans courir ny gaster la plaine ; qu'il escripve à Strasbourg son arrivée, de la part de son maistre, et à aultres villes et s'^ favorables, asseurant de vivre modestement et demandant vivres , et que Guitry n'abandonne poinct la trouppe, pour avoir soing de tout, mectant au dessoubz que par la main ilz congnoissoient d'où procède ce commendement.
Le %% juing, S. A. receut de Hambourg ung pacquet dud. s*" Palavicin, lequel luy escripvoit qu'il luy renvoyoit la dépesche qu'il avoit receu de S. A. pour me donner en Angleterre, composée de lectres de S. A. à la royne, au s"^ comte de Leycester et au s' de Walsinghant', avec les coppies d'icelles, une lectredeS. A. à moy, une du s"" conseiller Schregel et une du s"" de Gouvrelles, qui m'escripvoit de Brunswich, portant toute ceste dépesche asseurance certaine de la levée et capitulation faicte avec les colonelz des reistres, nonobstant les empeschemens de Saxe , advenuz par l'imprudence dud. Guitry, et que les princes protestans ne faisoient rien. Laquelle dépesche led. Palavicin retint malicieusement à Hambourg, où il séjourna longtemps, ne voulant arriver en Angleterre pendant que j'y estois, et ne la voulut envoyer avec la dépesche qu'il y feist le xxvi^ apvril, pour m'empescher de tirer efFect de mon voyage, contre sa promesse. Et feist bien pis, car il ouvrit le pacquet de S. A., veit