‹ Mémoires (inédits)Chapitre 12 sur 27 · DE BARBAROUX · texte numérisé non relu

DE BARBAROUX

sabl(îs, et (run projet de eanal pour joindre Arles àlMarseille, et les mettre eu communi(!alion , par les [leuv(»s, avec la mer d'Allemagne. Je in(î serais veng(* d(î cet ouhli en plaidant encore, dans la Convention, la cause des patriotes arlesiens, en leur faisant accorde^' tout ce qu\.'xigeait la justice. Non , je ne me détacherai jamais de ces Moriaidiers que la persécution avait rendus si interessans. Heureux s'ils ne sont pas devenus eux-mêmes persécuteurs, etsi,dansles agitations de la guerre civile, cette colonie de iMarseille que j'appelais la mienne^ tant elle mVtait chère, n'a pas cesse d'aimer la vertu et de haïr la tyrannie.

Marseille desirait que IVigenstciii ne commandât pas l'armée du Midi, je l'obtins du ministre de Grm>ef et Montesquiou fut nomme pour le remplacer. J'étais encore charge d'une foule de réclamations sur lesquelles j'écrivis des Mémoires; mais les comités de l'Assemblée législative travaillaient peu, et, dans la Convention, on ne s'est occupe que de Paris et de ses volonte's, sans rien faire pour soulager la misère des d('partemens. Marseille, surtout, n'a pas etè favorablement écoutée , parce qu'on était jaloux de sa gloire. Ce qu'elle aobtenu, je l'ai arrache, non par la force de la raison, mais par le sentiment de la honte dont je ne cessais de couvrir les éternels adulateurs de la commune de Paris.

Je donnais quelques soins encore» à la cause des malheureux Avignonais. Jamais hommes ne se déchirèrent avec plus de fureur; j'ignore qui commit

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