‹ Mémoires (inédits)Chapitre 13 sur 27 · MKMOIRI-S · texte numérisé non relu

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des excès plus cruels, ou des satellites de Hoiue, ou des soi-disant j)atriores, tous également altères de sang, et si les massacrcfs du maire de f^aison, enterre vivant, et de l'Escufcr, déchire au pied des autels, offrent quelque chose de moins e'pouvantahie que la boucherie de la Glacière. Une seule pensée ni^avait frappe'; c'est que pour punir tant de crimes, il fallait couvrir d'échafauds Avignon et le comlat. L'amnistie était nécessaire; et Ton pouvait d'autant moins se dispenser de la décréter , qu il ne paraissait pas exact en principe d'appliquer les lois françaises à des attentats commis avant la réunion d'Avianon à la France. Je fis sur ces bases un discours aux jacobins. Le lendemain, Za^yo^rc^, f^ergniaud, Guaû?^^ parlèrent à l'Assemblée législative dans le même sens, et avec tant d'éloquence, que l'amnistie fut prononcée. Je pourrais me plaindre aussi de l'ingratitude des Avignonais qui se taisent lorsque leurs défenseurs sont proscrits : mais les guerres civiles ont détruit dans ce pays tous les sentimens généreux et toute idée de morale. Il semblait que les maux d'Avignon devaient finir avec l'amnistie; mais la rage révolutionnaire de ce pays n'était pas éteinte. L'anarchie et les troupes de Cartàux l'ont encore dévoré; les eaux de Vaucluse ont roulé des cadavres. Il n'y a plus sous ce beau ciel de retraites pour les philosophes, ni de bosquets pour les amans ; il n'y a plus de Laure ni de Pétrarque : les rochers, les bois, les maisons de plaisance, tout

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y porte les traces du sang et du i'cu ^ tout s^ peint avec les earaclères du crime et de la mort. .Malheureux c>V^/><'///i/'6V*; auront-ils respecte ton asile? Poètes, vous n'avez plus rien à chanter sur cette terre; je la quille pour décrire les evenemens les plus niemorahles de la révolution.

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