CHAPITRE IL
iTi. CiRELiNG, commandant de la garde nationale de Mai'seille , avait donné sa démission : sa place fut successivement oilerte à Rebecqui et à Granet qui la refusèrent (2). Enfin Lieutaud fut
(1) Cette première partie, comme on l'a vu plus haut, n'a point été retrouvée. ( Note des édit. )
(2) Tous deux ont été membres tle la Convention. Le premier , victime de son dévouement à Barbaroux et de son attachement aux
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nomme; le peuple le jugea sur quelques faits revolutiounaires , et raristocratie sur ses vues. Elle espéra tout d^uie anie corrompue qu^on pouvait corrompre encore, et elle proclama gênerai par excellence et protecteur des bons celui auquel elle reprochait, peu de jours auparavant, de ne connaître que les évolutions des cartes et les sociétés des escrocs. Saint-Priest et Mirabeau Tappuyèrent, mais par des motifs difFërens; Fun voulait le gagner à la cour, et Tautre au parti dYJrle'ans. Saint-Priest, jadis ambassadeur à Constantinople, avait conserve des relations avec les commereans de Marseille : cVst lui qui décida leur opinion en faveur de Lieutaud, tandis que celle delà multitude était égarée par le suffrage de Mirabeau.
Le nouveau général eut donc pour lui le peuple et les riches; nous n"'étions pas dix hommes dans Marseille qui prévissions les malheurs quVntraînerait cette nomination. JV'tais fatigué de ma place de secrétaire général de Tarmée : mais dans ces conjonctures, je résolus, si on me Foffrait, dVn continuer les fonctions. On me Toffrit en effet, parce qu'ion voulait me ménager; et jeracceptai,parceque
principes delà gironde, fut proscrit après le 5i mai, quoique démissionaalre. Espérant trouver un asile au milieu de ses amis et de ses parens, il parvint à gagner Marseille. Repoussé partout, il se noya volontairement. Le second devint montagnard et survécut à la révolution. Banni au second retour du Roi , il obtint en 1819 de rentrer en France , et mourut à Marseille en 1821 .
{ Note des édit. )