‹ Mémoires inédits de Charles Nicolas Cochin sur le comte de Caylus, Bouchardon, les SlodtzChapitre 16 sur 46 · TESTAMENT DE COCHIN · texte numérisé non relu

TESTAMENT DE COCHIN

Pardevant les conseillers du roy , notaires au Cbatelet de Paris soussignés, fut présent Charles-Nicolas Cochin, écuyer , chevalier de Tordre de Saint-Michel , secrétaire de Tacadémie royale de peinture et sculpture , et garde des dessins du Cabinet du Roy , demeurant à Paris, aux galeries du Louvre, trouvé par les notaires soussignés , dans une chambre du i*' étage , ayant vue sur la rue des Orties , dépendant du logement du garde des dessins du Cabinet du Roy, assis dans un fauteuil auprès de la cheminée , indisposé de corps et touttes fois sain d'esprit, mémoire, jugement et entendement, ainsi qu'il est apparu aux notaires par ses discours et entretiens.

Lequel, dans la vue et la certitude de la mort et de l'incertitude du moment , a fait, dicté et nommé auxdits notaires son présent testament comme il suit, après avoir invoqué le sain nom de Dieu dans la miséricorde duquel il déclare mettre sa confiance : Je déclare qu'indépendamment des gages qui se trouveront dus au jour de mon décès à la nommée Therèze , ma domestique , d'après mes registres , je lui dois douze cents livres en deux parts par reconnaissances ou billets qu'elle a de moi.

14^ TESTAMENT DE COCHIM.

Je donne et lègue au nommé Œatelain , la somme de deux cents cinquante livres par chacune des quatre années qui suivront mon décès , pour le mettre en état de continuer ses études dans la gravure pour laquelle je l'ai destiné.

Je donne et lègue à Jean-Charles Tardieu, fils de M. Tardieu , mon cousin , graveur de l'Académie , la somme de mille livres que me doit son père, aux termes d'un acte qu'il a passé à mon profit , laquelle somme il ne pourra repéter qu'après le décès de son père et dans sa succession.

Plus je donne et lègue audit Jean-Charles Tardieu , la somme de miUe neuf cent quatre-vingt-douze livres qui lui sera payée, savoir :

1* Cent vingt livres pendant chacune des trois années qui suivront mon décès , pour son entretien et habilement;

2* Quatre cents livres pendant chacune des trois mêmes années pour payer sa pension chez son père et à son défaut partout ailleurs ;

3* Et cent quarante-quatre livres pendant chacune des mêmes trois années pour servir à payer les honoraires de son maître , à raison de douze livres par mois

Le tout pour le mettre en état de finir ses études , et se perfectionner dans la peinture.

Je donne et lègue à titre de prélegs , à dame Madelainc-Gcneviève Cochin , ma sœur , la somme de douze cents livres , une fois payée, pour l'aider à subsister en attendant qu'elle puisse jouir des revenus de legs universels que je x'ais lui faire d-après :

Je veux et entens que touttes les sommes que j'ay ci-dessus léguées , soient prises et prélevées sur les premiers deniers qui proviendront , soit de la vente de mes meubles et effets, soit des recouvrements qui seront faits de ce qui se trouvera dans ma succession.

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