‹ Mémoires inédits de Madame la comtesse de Genlis (volume 2)Chapitre 14 sur 63 · I.A COMTESSE · texte numérisé non relu

I.A COMTESSE

Madame de La Fayette ajoute que /Madame uifoitime inclination plus nalw^elle pour Vardes que pour le comte de Guiche, Enfin elle accuse Madame de bien d'autres choses. Et par une singulière inconséquence, en se permettant tous ces détails, elle parle toujours d'elle avec le ton du pjus grand attachement ^ Néanmoins on n'a janiais d'aucune manière reproché à Madame de La Fayette d'avoir jeté toutes ces flétrissures sur la mémoire d'une princesse

* Mais , da«i cetU' histoire, Monsicm- est ciitièieiueiU justifie , et pai C\c ioit hminos raisons , de lOdieuse accusation d'avoir empoisonné Madame .

Noie lie l'auteur.)

charmante qui l'honora de sa conuanee , de son amitié, et dont la mort fut si tragique '.

L'AUTEUR

J'espère que vous ne comparez point à toutes ces choses ce qui m'est échappé sur madame de Lamhalle.

Au contraire, je ne veux dans ce rapprochement que montrer un excès de sévérité contre vous et un excès d'indulgence pour une autre. On pourroit citer à votre sujet bien d'autres exemples de ce genre. Cependant je serai tou-

* On trouve dans les œuvres complètes de madame de La Fayette , une petite lettre d'imagination qui n'est point assez connue, eontenant une moquerie innocente, utile et curieuse, qui nous prouve que de son temps il y avoit aussi dans la société des manières de pailer trèsridirules, dont il est probable que cette critique, et quelque autre du même auteur , ont corrigé ceux qui les employoient, puisqu'elles ne sont point pai^cnues jusqu'à nous. Voici la plus courte de ces lettres : madame de La Fayette suppose un amant jaloux , écrivant à sa maîtresse.

« Ce sont de ces sortes de choses qu'on ne pardonne )' pas en mille ans , que le trait que vous me fîtes hier. » Vous étiez belle comme un petit ange. Vous savez que V je suis alerte sur le comte de Dangeau , je vous l'avois

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