‹ Mémoires inédits de Pétion et mémoires de Buzot & de Barbaroux, accompagnés de notes inédites de Buzot, et de nombreux documents inédits sur Barbaroux, Buzot, Brissot, etc.;Chapitre 18 sur 61 · I.XMII · texte numérisé non relu

I.XMII

INTRODUCTION

qu’il s’ont soustrait au décret du 2 juin et s'est mis en état de rébellion dans les départements de l’Eure et du Calvados. Dn des I.indet, conventionnel de l’Eure, avait (ait décréter que le département de l’Eure serait transféré à Bernay, et le district d'Évreux a Vernon, en haine des Girondins du département, et de Buzot surtout qui s'était opposé au choix de Bernay pour chef-lieu. La commune d'Évreux réclama, mais Lindet et Duroi (Eure), commissaires de la Convention, firent rejeter cette réçlaination . — SI juillet. Ces mêmes commissaires convoquèrent les sections d'Évreux en assemblée primaire, pour l'acceptation de la constitution de 1793; on fit défense d'ouvrir les boutiques. Illuminations.

Un an-été de la municipalité, daté du SB juillet, et en exérution du décret de la Convention du 17 juillet, porte • que dès aujourd'hui les meubles et effets que renferme la maison Buzot seront transportés à la municipalité et déposés dans un endroit sûr. — Un piquet de frères d'armes armés, assez nombreux, protégera le déineiiblemcnt et le transport des meubles. Les ouvriers de l'atelier de secours seront employés à la démolition. »

Du SB juillet au 9 août. Démolition de la maison Buzot. Elle occupait l'emplacement de celle qu'habite aujourd’hui M. Vincent Laville, serrurier, rue de la Petite-Cité. Le portrait de Buzot fut brûlé.

Notre ami M. Papou nous écrit : «On peut encore aujourd'hui lire sur la muraille, au fond de l'allée qui conduit à la rivière à main droite, ces mots parfaitement visibles .

* Buzot le scélérat trahit la liberté ;

» Pour ce crime infâme, il sera décapité.

• Cette inscription a été tracée avec un objet pointu dans l'enduit encore tout frais du mur mitoyen recrépi à neuf pour faire disparaître les traces de la maison abattue. Au-dessous de l'inscription étaient diverses signatures : la seule lisible est celle de Bardel. — On voit aussi sur le mur des traces de balles et celles des flammes qui ont brûlé l’effiyie de Buzot. « — 9 aoiit. Sur l’ancien emplacement de la maison de Buzot, on éleva un poteau ou une sorte de pyramide en pierre, supportée par un stylobate carré quadrangulaire de quatre mètres de hauteur; la face sur laquelle on avait gravé une inscription était à trois mètres de l'alignement de la rue. Un témoin oculaire a donné le texte exact de cette inscription ; il diffère de celui «pii a été imprimé : • Iri fut l'asile du scélérat Buzot, qui, représentant du peuple, conspira contre l'unité et l'indivisibilité delà République française ; mis hors la loi par décret de la Convention nationale du 16 juillet 1792, l'an 3 de la République française une et

NOTES

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