‹ Mémoires inédits de Pétion et mémoires de Buzot & de Barbaroux, accompagnés de notes inédites de Buzot, et de nombreux documents inédits sur Barbaroux, Buzot, Brissot, etc.;Chapitre 23 sur 61 · LX XV · texte numérisé non relu

LX XV

INTRODUCTION

«Je t’envoie, mon amie, «les choses que j’ai écrites au milieu du trouble et de l'agitation , mais dont je suis pénétré, et qu'il faut dire. Ce n’est que par un grand caractère et beaucoup de force «pie nous résisterons. Si nous mollissons , tout est perdu : si nous périssons, il faut que ce soit avec gloire, et notre chute sauve la chose publique, ce «jui n’arriverait pas, si je ne dévoilais pas l’état des choses, le danger où nous sommes, etc.

» ...Je crois qu’il est nécessaire que tu viennes ce soir; en atten- «lant, lis ce que je t’envoie; ensuite donne des ordres pour la voiture. »

Mais une lettre du plus haut intérêt indique le véritable caractère «lu mouvement qui a renversé la Gironde, assuré le triomphe de la Montagne. Nulle part on ne voit plus clairement le sens de la révolution préparée de longue main dans les faubourgs , révolution antiprovinciale, anti-départementale. Louvet, qui écrivait cette lettre à Roland, le 19 novembre 1792, ne s’attendait pas à la voir publiée par les vainqueurs du 2 juin , par le parti qu’elle accusait si gravement auprès de la France outragée dans la personne de ses représentants :

« Oui, au moment où les prétendus commissaires des quaranteliuit sections de Paris venaient de présenter leur pétition contre la force armée, et comme je sortais de la séance, j'ai entendu Santerre, qui sortait aussi, dire à haute voix à plusieurs personnes qui l’environnaient, à peu près ceci : Quoi! cela vous étonne? Quoi! vous vouliez que cette Assemblée comprenne les vérités fortes qu’il y a dans cette pétition ? Mais pas du tout. Vous voyez que ces députés ne sont pas à la hauteur de la Révolution. Vous entendez bien : ça arrive de cinquante lieues , de cent lieues , de deux cents lieues : cela ne comprend rien à ce que vous ilites. — Oui , vous pouvez assurer que j'ai entendu cela.

» Siyné : J. B. Locvet. •

Leilrc de Barbaroiuc à Madame Bouquey en lui IransmeUiini les Mémoires des proscrits.

** /V'P /- *» -**»* ut e,dd w ^ ^ ^

l'-r^^y, ?— ^ /Wf v„„ ^

y^r7y\ra'V '“*' *^1 "’*' ?*“ v»^ w /L~.yn Cdc hmj flyZe-'s^cul »

Jtj*« &- tn*~, y ..<- iUf /£v, 5»*, i^rCfUBS ■ f~< V*-u

£KnMi») ««A /<«fc «* »<« >-*<«-, î

•T>l^ *cu ^>**<*-*- . yw^Watu. y *UOl. $#'<-

ïûM.Uu*' 4* 4fH*~ </*£-<* f*+j Ztr ^rWiWÆ <£«- <#f<4**o m^h / ûy ^f.v-

Hr*~t /**4-fUu^ a,*L4 Ÿu* A v«V y <S— c vru, cu^*X £***/*»' %/*J v*uj ^t'StlUr

**-*~Yt' 1 db/x+f. Oui, ^'irtrmA fêmjiftA- f foy*A^ 4+j Drp+c fU û‘Uj &*- /*4Kç, —

&J fUui pliOUMnO , ***&*- À+HMCMAJ t { OA- tf /Ut f**+i fhr*Æc± f*47+*4t* / a' %*u &hJ+wj

2*. O? • *S»yc\ (+* b*^iit+4AM-s •*%'%.o(u6U. : Cettr -r***9 f***- '9%0**-3 ùi^^umy *

i2» <V»Jfc#*ÏEO 4L C+^juM vÇ ii K#i A—*tq f ^Ueuts*^ *%*l *AUi++*tr fr C%~**Li*+

tu*r /iXAA’dltî# f A tvM, 4*7 U**u*u+y Itléipn*^ Aÿ 4^^ A^*W~ npüüi>fUAf\t <l>^

1/CK7 ?vi -y'c , Jt**. <4^1*7 ^OUAmj Ci* y^Ujtt^ - Ûl j-Uél* Hom,j twc»? x^t

f**t*x^'^ùL, 4c&»aXZ , f* i/*4-0/ ^ Ujfr1^] iHtâJtla, f H^f Jomju U *4' v*l

6^ v#a* 9*7 Âsfu^Aysj *2~/ ^ r ,.^'

t’ru7 <in^t a^/cne~i ?« f^**7 fin*/4*ujrO cf /tÂtuA-, Ç**pp+i*A> f/uif y Jr*f~

p+lti* ulfu'nZT <V/»»Æ *4-^/1** ÿA/idc/i^ &11m~ i\4jZ^

t vao ^

'ït)EC &*- dL> ■ux*~> /tfT‘ io , u*sj \y*.- £*- **o ZÂ*->

^i*V*l A*' A 4*1 **+±OtUj Û>4 HMt- »* ■"-•* f&A*X/** AtA* ^ U- H/ £«+**■• y*»»V M«- ft\+e/»4+> —

A- /f-udt+séïu* ^A-/y)^Ær /(rbj,<L n<, 4^U9 A -

ju'M^u^ Vf^*^ -vv/wiff A/^447 A t*p6Uy et: rtt+ic\e*>

<ju*~ *u>uj v»t*? iVw nttfjuu •

DE

Page 1