‹ Mémoires inédits et opuscules, publChapitre 10 sur 178 · H PROCÈS AVKC LA FAMILLE DES MEURTRIERS · texte numérisé non relu

H PROCÈS AVKC LA FAMILLE DES MEURTRIERS

long repos, et dès au bout de quelques semaines, il eut ras3urance de venir lui-môme me sommer de ma parple. Gettç démarche me surprit; Je ne lui voulus point permettre de paroitrc dans ipa chambre, et lui ayant fait dire de m* attendre en bas, Je descendis douze marches, et du haut de la première rampe de mon escalier : « Je m'étonne, lui dis-je, de votre présence « ici; vous ne sauriez ignorer que des personnes conmie vous « et moi ne peuvent pas communiquer Tune avec Fautre. Vos « fils ont tué mon père, et je les ai fait mettre sur la roue. Un « second tour de votre métier vous a mis en état de répéter « aujourd'hui sur nous une somme qui dans la bonne foi ne « vous appartient point ; mais enfin nous en sommes conve- « nus ; vous en avez déjà touché les trois quarts ; Tautrc vous « sera porté de ma part dans deux jours; je n'ai rien davau- « tage à vous dire. »

Je remonte présentement à l'endroit où j'ai laissé mes études. ^e les continuai principalement sous un répétiteur (son nom était Gadureau) qui, s' étant rencontré être le mémo qu'on avoit donné à M. Le Coq{\), j'eus dès lors l'honneur de lier avec cet aimable jeune homme une amitié assez étroite par la commodité que nos supérieurs trouvèrent, à cause de l'émulation^ 4 nous joindre ensemble trois ou quatre jeunes écoliers que nous étions sous la discipline de ce maître, 31. et madame Le Coq ayant trouvé bon que ce fut chez eux que cette petite école se tint.

Je goûtai , outre l'honneur d'une association si illustre , du moins par rapport au jeune M. Le Coq , quantité de douceurs , tant que notre précepteur fut en état de nous continuer ses le-

(!) n R'agil évidemment ici de François Le Cou, conseiller au Parlement de Paris. Il t'tail fils d'Aymar Le Coq, conseiller dans la Chambre de IXdil à Paris^ et de Marguerite de la Madt'leine. En lG7i, il épousa Marie de Bcringhen, et à la révocation de l'Edit de Nant»*», il se retira à Téliangor. Le marquis de Vérac, son neTcu, et la comtesse de la Cosle, sa nièce, l'un et l'autre nouveaux catholiques, réclamèrent, comme ses héritiers, la main levée de st^ biens. (Haag; France Prottiianie.)

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