‹ Mémoires inédits et opuscules, publChapitre 143 sur 178 · OPINION DE ROU · texte numérisé non relu

OPINION DE ROU

« Ycz quelque chose de plus heureux , employez-le hardiment ; » je n'en serai point jaloux, tant je songe uniquement à Totre « entière satisfaction. Si, au contraire, tous jugez à propos de » TOUS accommoder de ce que je tous présente, Toici comme je tiens qu'il faudroit se prendre à Texécution. La figure de Toiseau deTant être placée tout au haut de la médaille, le grand Tide qui régneroit dans tout le reste du disque est capable de faire de la peine ; car Toici la contradiction qui se trouTC entre TinTcnteur d'une devise et le sculpteur ou graveur qui r exécute en médaille : c'est que le premier ne cherche que la simplicité , chose toujours désavantageuse au jeu de la sculpture et du dessin, et que l'ouvrage de l'autre demande au contraire bien du fracas par l'intérêt de Fomement ; ce qui fait que bien des gens aiment beaucoup mieux, dans un revers de médaille, se tourner du cdté de l'emblème que de celui de la devise (1) , en quoi ils er rent, la devise étant incomparablement plus noble que l'enblème. Voici donc l'expédient que je trouve pour la conciliation de ces deux espèces d'incompatibilités. « L'oiseau de paradis n'est point une fiction, comme bien des gens l'ont voulu croire, le mettant au rang du phénix *i delà salamandre ^ qu'ils disent que personne n'a jamais vuv L'oiseau de paradis est une espèce de martinet indien [Apv^ indica)y qui a des pieds si petits, que cela a fait dire à plusieurs qu'il n'en avoit point du tout; aussi, ne se peut-il reposer dessus; mais à ce défaut, il a, aux deux cotés du derritTide sa tète, deux crins fort longs en forme de lacets dont K' bout d'en bas a la vertu de se recoquiller si bien, (ju il ^' pond de là aux branches des arbres, lorsqu'il a eut prendri* du repos, sappuyant, quant au reste, fort légèrement sur Si> « pieds qui seuls ne seroieut pas capables de le soutenir,

(l) Il paraît ici que y distinj^Mic torl ♦•iilre enihli'me oi dnis-e, au lieu »ju*il i-^'* par lr»s Ipttros do MM. Hwnpf o\ rarnh>r (pi'ils uo font qu'un (\e o^ d«*ttT •'b''*''* \Sote fie Vnuteur,]

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