SUR LA MATURE DRS DEVISES
« après quoi, il se décroche à Faide de cette même vertu du « lacet. Tout ceci, encore une fois, n'est point une fable ; on « voit, depuis quatre ou cinq mois, à Honslaerdyck, chez «( M. Desmarets, quatre de ces oiseaux tels que je les viens de « décrire, lesquels arrivèrent des Indes tout embaumés, par « les derniers vaisseaux venus d'Amérique sur la fin de cet «été.
« Cela étant ainsi posé, je représenterois au bas du revers « de médaille dont Foiseau occuperoit le haut, un bout de ter- « rain, et dans Tun des côtés, un morceau d'arbre aux bran- « ches duquel paraitroit attaché le bas bout d'un crin volti- « géant dont le haut seroit resté au côté gauche de la nuque du « cou de l'oiseau, qui seroit supposé fraîchement parti de l'arbre « où il se tenoit attaché pour prendre son repos, n'ayant pas,
• comme j*ai dit, des pieds propres à lui procurer ce soulage- « ment ; l'autre crin restant dans son entier sur le corps du « même oiseau, à peu près comme le montre la figure d'ici à « côté.
« Mes très humbles remerciments et respecta, je vous sup- « plie, mon très cher 3[onsieur, à Son Excellence monseigneur 1 le baron d'Heeckeren. Ma femme et moi, saluons très hum- « blement M. et madame fiumpf, et soupirons si fort après « leur chère vue, que nous prendrions volontiers pour devise « à cet égard : Nunquam ne ? puisque le sujet de cette lettre « semble n'inspirer que des pensées symboliques. Je suis, etc.
« P. S. Il m'est venu, cette nuit, deux autres pensées pour « sujets de devise, l'une du Kikajon de Jonas {cucurbita), avec
• ces mots : Non data, sed ostensa, tirés du Vr de VEnéide^ •* V. 869, au sujet de Marcellns; l'autre, le Chariot d'Elie^ mais •• vide, afin de pouvoir (en sortant de l'idée d'Elie), symboliser « la reine, représentée de l'autre côté dans la médaiUe même, •« avec ces mots : Sic ivit ad astra {Enéid.y IX, 641).