‹ Mémoires inédits et opuscules, publChapitre 150 sur 178 · SW · texte numérisé non relu

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tïi leur première origine, que pour c-n bien é Is nature et en démêler tous les nœuds, il lui ttaixi t JtOQu'à UDc d-poquc de plus de trois cents imt. J'ini |itt un seul trait lu véritù de ce que j'avance ici,

• ■tféit là fflSIkisition aux guerres et ativ disputes où se troo-

■ Tent encore aujourd'hui les deux grandes roonarchicA de •■ PniMe et d'Espagne; cela n'est pas d'une source moitiii itUni ffîAo oe notre âge que l'intervalle de près de trois Hîècles, A ptdaqoe cela avoit commencé par le meurtre du duc d'Orléans. > iMiit, qne le due de Bourgogne, Jean sans Pmr, son rouMn

• geiraain, fit nssaissiner dans Paris le 23 novembre 1407.

« Que il au lieu d'un siècle, le eurieux dont nous parlons en

■ MtnMdttàfeser deux, afin de se donner plus de rarrière, il « tWttVtiMT^s le commencement de cette époque qu'il se scn i {Montée, i'cxtinetioH cl pour ainsi dire le cercueil de m '■'itÉh|^teii' Factions d'Angleterre, que les odieux noms dp w'Jlâilt ÏUttMAe et de ftose rouf/e ont rendues si célèbres : ce qui

• 'fÉlf^lSéta h cil aller chercher le berceau dans la nsi^ « tfciïce d'Edouard I", vingt-neuvième roi d'Auglcterre, qni, . pKt Ift diapate qu'il eut à quelques années de là avec son frtfc B Edmond, duc de Lancastre, donns lien à la ptemière ()} dei " deux origines de ces fameuses discordes, et qui est élotgnéf « de non& de plua de quatre siècles.

« Afin donc de dresser uti plan commode pour l'intelUgeBce " des deux siècles dont je viens de felre mention et dont ao» - allons bientôt finir le dernier, je dis qu'étant besoin poor j •t bien réussir, d'Anticiper une légère perqnisltioD de quatre a on cinq antres siècles qni ont précédé ces deux^ (mais a ' ne les parcourant que comme un éclair, et à des ^ards ftirt

■ bornés quant au nombre), nous aurons & examina*, pir

(1) Cette première origine prétenilue est regardée comme qudqurcbcwe de mf iwpcet, pour ne pu dira faiuUux: capend^int il v a det autenn qv! ta k>tieanent, comme oal& pmtl dut Vûnier, atmo IMI, et dut fUÊtmoai, Gmrff cim7« d'Àngletem, pwtte Q*, ptge ISi, Ugne S. [NU« de rtadnr.]

A l'histoire drs xvi« bt yvii* sikcles. 231

u exemple, pour ce qui est de Thistoire ecclésiastique : 1* Té- " lection des papes par les seuls cardinaux, ce qui commença - par Célestin II, en 1 143 ; 2® le transport du siège papal de a Rome à Avignon, où il fut relégué pendant soixante-dix ans, « ce que les Italiens, pour cet effet, appellent la Captivité de >< Babylone. En troisième lieu, le grand schisme d'Occident, qui « dura cinquante ans et dix mois, et où Ton Tit quelquefois « jusqu'à trois papes en même temps se disputer la tiare, et « partager dans leurs différents intérêts tous les Etats et « princes de l'Europe. Eu quatrième lieu, les grands démêlés •' de Jules II et de Louis XII, roi de France. En cinquième « lieu, Tabollssement do la Pragmatique sanction sous Léon X; « 6** les intrigues frauduleuses du Concile de Trente, sous « Paul III qui le commença et Pie IV qui le conclut ; 7* ce qu'il « y eut de principal et de plus curieux dans la vie et sous le pou. « tificat de Sixte V ; 8** les démêlés de Paul Vavec la république « de Venise; 9** la guerre de Candie et la pyramide de Créqui, « sous Alexandre VII ; 1 0"^ et enfin les chagrins réciproques « entre Innocent XI et Louis le Grand, au sujet de la Bégaie.

« A l'égard de l'empire, tout de même, on pourra s'exercer •« sur les factions des Guelfes et des Gibelins ; sur rinstitution « des sept électeurs ; sur la grande querelle des empereurs « avec les papes au sujet des investitures ; sur la ligue de Smal- " kalde ; sur les guerres de Bohême et de Hongrie ; sur la con- « sUtutiou de la célèbre Bulle d'or; sur les différentes révolu- « tions de l'électorat palatin ; et enfin sur les grands attentats

• de Charles-Quint et de son frère Ferdinand P% pour l'oppres- » sion de la liberté germanique.

« Pour ce qui concerne la France, il y aura à examiner : » 1^ Torigine des douze pairies, et à voir ce que les six laïques « sont devenus; cette époque remonte jusqu'à Louis VI, dit

* le Gros, mais on n'insistera sur son règne que par rapport à « cette fameuse institution, dont la connaissance est, quanta « eQCi indispensable pour Fentiëre et parfiiite intdligence de

■ plusieurs faits importants, comme par exemple et S* les

• guerres d'Angleterre, et pourquoi les rois de cette nation &c « qualiUeat aussi rois de France ; .l" et enfin les difTérentes

- i* guerres pareillement tant en Italie qu'avec l'Ëspaguc, cl U V première origine de Tantipathie qui se trouve entre ces Heut L> nations, L " Dans l'histoire d'Angleterre ; I ' les factions, par exemple,

• des deux Roses, blanche et rouge, c'est-à-dire les fameoi » démêlés au sujet de la couronne entre les deux maisons

• royales de lancastre et d'York; 2" les massacres d'Irlande, •1 et si l'on veut remonter quelques siècles plus haut, ce qu'il

- y a de plus remarquable dans la conquête de cette courormc; ■■ 3° les guerres avec l'Ecosse ; 4" l'état républicain sous Cromf wcU ; 5° les secousses données h la liberté de la nation pur

• Jacques le détrôné ; 6" et enfin l'affrauchissemenl héroïque « de cette même nation par le grand prince qui y règne glo-

• rieuseraent aujourd'hui.

■< Dans l'Espagne, nous aurons à voir la jonction de la Cun tille avec l'Arapou, en la personne des rois Ferdinand et « belle; l'expidsion des Maures par les mêmes princes ; la

■ coQTerte du Nouveau Monde et les diverses conquêtes

■ les deux ludes ; les sept quenouilles de Gaatille, les trcôs d'A-

- ragon et les deux de Portugal ; les dÎTerses disputes de coa- « ronue en Portugal et en Aragon , quatre pour l'un et cinq « pour l'autre ; l'usuipatioD du Portugal par Philippe n, et > enfin le recouvrement qui en fut fait soixante ans après par

• la maison de Bragance, qui est présentement maîtresse de «e « trdne.

<■ Hais en traitant toutes ces matières, chacune dans sm « ordre, il j aura principalement à examiner les divers iatérils

■ des princes, et leurs prétentions sur les Etats desonsetdea

• autres, ce qui est presque l'unique semence de tootea ki

- guerres.

- On examinera tontes ces matières k meBtire tpe les s^eti

que

A l'histoire des XVI^' et XVir SIECLES. 233

« s*en présenteront ; et c'est ce qu'il y aura de plus important « et de plus solide dans tous ces exercices, par la raison que « cela regarde uniquement là politique ^ qui est la plus yéritable « pierre philosophale et le grand œuvre^ pour ainsi dire, de « Tesprit humain.

« Hais comme en se proposant quelque ouvrage de broderie, » il faut premièrement et toujours avoir un canevas, qui serve '^ comme de base et de fond, nous prendrons pour le nôtre « la lecture abrégée de quelque histoire suivie que nous dres- « serons à mesure pour ce dessein, afin qu'elle puisse égayer « en môme temps qu'elle instruira, et qui tiendra toujours nos « divers compartiments dans la symétrie d'une juste propor- « tion. »

Ce fut donc ainsi que commencèrent nos exercices^ et ce que je trouve qu'il y eut d'assez singulier dans mon économie, est qu'an lieu que M. de Bapin, dans cette considération d'un terme si court, n'ayant exigé de moi que la tractation des deux siècles dont le dernier étoit près de finir , m'étant mis, dès le soir de notre première séance, k calculer mes journées, et à faire la distribution des matériaux dont chacune pouvoit ôtre remplie, je trouvai qu'à la faveur du grand amas que de longue main j'avois fait d'une infinité de choses pour la composition de mes Tables^ et avois encore toutes auprès de moi dans di« vers portefeuilles rangés en bon ordre, et à la faveur, encore plus, de tout le système que j'avois profondément imprimé dans la tète, des principales matières de toute l'histoire, tant en général qu'en particulier; je trouvai, dis-je, que je pouvois fort aisément n'employer que les deux derniers mois de nos six k la tractation de ces deux siècles principaux qui m'étoient demandés; de sorte que les quatre autres qui seroient les premiers de notre carrière me pouvoicnt suffire à parcourir, sur mes Tabla f généralement tout ce qui se pouvoit trouver de plus

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