SUR LE MOT « ALPESTRE
« leurs, à la première vue, ce qui est juste, et ce qui ne Test ' pas; et moi, petit mirmidon, oserois-je prétendre de vous en « faire accroire? C'est, je vous assure, ce à quoi je n'ai jamais ' pensé. Recevez donc, s'il vous plaît, ma justification à cet « égard, avec votre bonté ordinaire, et soyez assuré de ma « parfaite estime. Mais c'est trop peu ; je dois ajouter encore " des assurances d'une parfaite reconnaissance de ce que vous « dites de moi et de ma famille dans vos Mémoires ; votre af- « fection pour moi et votre bon cœur vous ont sans doute en-
< traîné trop loin quand vous avez eu la main à la plume, pour ' parler de moi en termes aussi avantageux que vous le faites, « ou bien vous avez compté sur le retranchement que le public « fait ordinairement des louanges, et que quand il en ôtera les
< trois quarts, il en restera encore assez. Quelque sensible que
< je sois à l'approbation d'un homme tel que vous qui se connaît « si bien en mérite, ce qui ne peut que m'être très avantageux, ' je le suis encore plus aux marques sensibles que je reçois par ^ là de votre amitié qui m'est encore plus chère que la répu- « tation que vous voulez me donner dans le monde. J'écris au- « jourd'huià mon frère, et lui fais part de ce que vous dites de « notre famille, et je le prie de remplir les vides qui s'y trou- «^ vent et sur lesquels vous me demandez des instructions plus « particulières, à quoi je m'assure qu*il ne manquera pas, non " plus qu'à vous remercier, comme il le doit aussi bien que " moi. Ma femme, à qui j'ai fait voir l'éloge que vous faites - d'elle, m'a chargé de vous en remercier; je crains quasi « que vos louanges ne lui fassent perdre la modestie dont " vous la louez, et ce ne seroit pas la première fois que '^ de pareilles louanges auroient produit un semblable effet ; « elle vous assure de ses très humbles services. En mon parti- '^ culier, soyez persuadé que je suis avec une parfaite estime, « mon très cher Monsieur, votre, etc.,
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- AWézel, i>t avril 1711. "
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sujet de la demande (lu'il m'y fait de quclqoes aulorit6s , qu'elles iiYtoieut nullement nécessaires pour la justification de ma thèse, rpii n'a jamais Hé do prt^tcndrc que depnt« K-s premiera introdHCteurs du mot alpcxfr^, la signification di? ce terme ae soit étendue jusqu'A un rapport littéral aux Afprs; car bien loin que j'aie eu «nu telle prétention, j'ai dît ou du moins fait entendre en plusieurs endroits de mes lettres sur cette matière, (pic je me renfermais uniquement à soutenir qn'ea* coïe que je ne niasse point que quelque temps après Tlntroductiou de ce mot par les premiers auteurs qui l'employcrent, leurs Huccessetirs et descendants l'cusaent ordinairement borné à la signification figurée, toujours n'y avoit-ll point d'apparence que ces premiers introducteurs, en l'employant poof les premières fois (même dans le sens figun!') n'eussent pu principalement ou d'abord les Alpes en vue, et c'cst-Anîirc mtfe signification et une idée littérales ; mats que depuis eux, leurs successeurs, laissant là cette idée littérale, et n'j fairtant pittf MicfiM Mt&httoa, b'tftoitnt bMA^ à b t^utocstinm figurée. Gcta él^t, je ft'al plus A ne ctesér la tète sur Ik recfacrcbc (l'BwmQte autorités poar tme préteatiOQ que je n'&i poÎDt.
i\y AES SbPPl^HEKl-S DU TOME 11.