UL DUC DB MONTACSIER
800 esprit; l'autre de M. du Fai/an, écuyer de milord Duras (1) (cointe de Feversham), et frère de M. Boisguyot^ attaché depuis longtemps auprès du \icomte de Turenne. Je ne puis mettre ici que la lettre du premier, ue trouvant plus parmi mes papîers celle de l'autre. Je ne m'en trouve privé qu'avec regret, parce qii'elle étoit très bien écrite, et qu'une de moi qui l'avoit pirécédée, ne la valoit pas à beaucoup près, quelque éloge qu'il en fit, ce qui ne m'empêchera pas de la rapporter ici pour des raisons dont le lecteur n'a que faire. Voici donc premièrement celle de H. d^e Montausier.
" ' « Ce 6 Juillet 4 678, à Saint-Germaio.
J'ai eu beaucoup de joie d'apprendre de vos nouvelles par votre lettre du 12" du mois passé. Vous ne devez pas être « surpris des sentiments que j'ai témoigné à mademoiselle votre «femme avoir pour vous; car vous savez bien que je vous ai « toujours considéré particulièrement, et que je n'ai pas ac- « coutume de changer. Mais cela ne valoit pas la peine que « vous m'en fissiez un remerciment. Je souhaite que le voyage «'que vous avez fait soit heureux, et d'avoir lieu de vous pou- « voir faire plaisir en quelque chose. Vous pouvez vous assurer « que je n'en perdrai aucune occasion, et que je voudrais bien • qu'il s'en rencontrât où je pusse vous marquer que je vous « estime, et que j'ai beaucoup de considération pour vous.