NOBLE RÉPONSE DE HOU
« mis dans le cas de la loi qui a été faite depuis. Je sais aussi, « Monseigneur, que vous l^honorez de \otre i)rotection, et je « ne puis Tignorer, non plus que son mérite personnel. Ses « planches sont toujours en la garde du commissaire qui en a » fait la saisie, et il n'est pas impossible que M. Rou ne les « recouvre un jour avec l'agrément du roi.
« Je suis avec un profond respect, Monseigneur, votre très « humble et très obéissant serviteur,
« De LA Rethiie. »»
Je viens présentement à la réponse que je fis à la grande lettre de 31. de Montausier qu'on a vue ci dessus; la voici :
«( Monseigueur,
« Si j'eusse cru , il y a huit jours , recevoir présentement la « lettre que vous m'avez fait l'honneur de m' écrire, je vous au- « rois épargné la fatigue d'une nouvelle importunité. Je vois, « Monseigneur, par cette dernière marque de votre inclination « généreuse, qu'il n'y a point à appréhender de votre part ni « changement ni repentir ; et une Ame si noble et si épurée est « un trésor bien rare dans un siècle comme celui-ci. Je vous « parle de la sorte, Monseigneur, nonobstant le petit article « des trois ou quatre lignes qui font la clôture de toutes >os « bontés précédentes , et qui, si je m'arrétois à des apparences « et à des dehors, feroieut à votre égard un changement dans « mes idées auquel je n'ai pas regardé juscju ici. Je >ous dirai « là-dessus, iMouscigneur, que je me flatte de Thonneur d'être « assez connu de vous pour ne pas douter que vous n'ayez bien « jugé de >ons-ménie, que ce qu on a exigé de voire plume en « cela ne porteroit à mon égard aucun coup, et que, sans cette « forte persuasion, vous ne m'en eussiez jamais rien dit, deiH'ur « d'avoirvous-méme quelque reproche à vous faire sur ce sujet^T;
(1) On sait qup 1^ duo do Montausier était nô protestant. Le désir de fairt*5iMi clicuiin ci sa (lassion pour mademoiselle do Rambuuillct le décidèreul facilemeot à changer de religion.