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" frère, que le fils se révoltoit contre le père, et que le père se « rendoit le bourreau de son fils. En effet, Leudevigilde ayant " associé ses deux fils au royaume, Tun des deux, savoir Her- « mcvigilde, étant venu à se faire catholique, et ayant refusé « de recevoir la communion de la main d*un évoque arien, son « père lui fit ti'ancher la tète, ce qui Fa fait mettre au rang des
• martyrs ; sur quoi il est à remarquer quïl y avoit là un autre « motif que celui de la religion, et qui sert à prouver ce que « j'ai dit ci-dessus; ce motif étoit que le fils machinoit inces-
• samment contre son père, sous prétexte qu'il étoit héré- « tique; mais pour montrer que l'esprit do TEglise ne doit pas « favoriser ces emportements, Grégoire de Tours, faisant le « récit de ce fait dans son Histoire, condamne hautement ce
• malheureux fils, disant en termes formels : Nesciebat miser,
• judicium sibi imminere divinum, qui contra genitoi'cvi quamcis « hœreticum talia cogitaret (1). Et par la même raison. Ton peut
• dire qu'il condamna aussi le père même des violences qu'il
• avoit déployées contre les orthodoxes sous prétexte de les
- regarder comme des hérétiques. Enfin Leudevigilde étant
- \cnu à la dernière vieillesse, se repentit des violences dont
■ il avoit persécuté son fils et tous les autres fidèles; c'est ' pourquoi ayant fait venir vers lui Bécarède, son autre fils, il
• recommanda de rappeler d'exil les catholiques qu'il avoit
• chassés, de les ouïr dans une conférence amiable avec les ' ariens, et déjuger lui-même avec doureurdc leurs différends, " ce que ce prince exécuta i)eu après, son père n'ayant pas ' Téca beaucoup depuis. Il embrassa la religion catholique, la
- fit provigner dans ses Etats, et cela, comme dit Grégoire de
■ Tours, plus par douceur que par sévérité; et ainsi l'arianisme,
- en peu d'années, fut éteint en Espagne, comme nous a>ons ' ta que cela étoit arrivé ci-devant en Italie. Tout cela, comme
11) Le malheureux ne Ravoil pas qu'un prompt juî?ctnonl de Dieu lui ptinclnit wla lélc, pour avoir tenu une telle conduite contre son p€re> quèhiue hérétique "[^'iltùx. [Noie de fauteur.