DE II. GOUSSET
Sffcuia qui rursus Lath^ [regnataper arva Satumo quondamy] (1)
« et si, en quelques autres endroits du poëme, le mCme prince « est encore loué en la personne d'Enée, ce n'est que sous un « voile et comme à la dérobée : autre suite du même dessein de « ne louer qu'en n'en faisant pas semblant.
« Tout de même notre Despréaux n'a, selon quelques gens, « fait son Lutrin que pour avoir occasion de dire du roi, par la
« bouche de la Mollesse :
Qu*est devenu ce temps Où les rois s'bonoroient du nom de fainéants?... Ce doux siècle n'est plus ; le ciel impitoyable A placé sur le trône un prince infatigable, etc.
et on un autre endroit :
Ainsi, lorsque tout prêt à briser cent murailles, Louis, la foudre en main, abandonnant Versailles, etc.
« Vous connaissez vous-même, mon cher Monsieur, cent « pareilles imitations de cette indirecte manière de donner des
• louanges qui porte coup d'autant plus qu'elle paraît n'y ton-
• cher pas ; car qui s'aviseroit jamais de croire que Louis fe
• Granfl pût trouver son éloge dans la petite dispute de deux « chanoines au sujet d'un Lutrin ?
" Je conclus de tout cela, mon cher Monsieur, que mon épi- « sodé, bien loin de n'être pas assez rempli, n'est encore que
• trop chargé, et tient plus de place qu'il ne devroit dans ma
• lettre à Griton , laquelle , selon vos vues , auroit été unique- « ment pour la reine, au lieu que je veux qu'elle paraisse n'a- " voir été écrite qu'à un de mes plus familiers amis. C'est pour
* cela que je l'ai tournée tout exprès sous une idée d'innocente
• déhauchey et m'y suis servi de plusieurs expressions fami- ■ Itères, afin d'écarter encore d'autant plus la pensée d'avoir
M) EnAV/if, VI, 791.
Le TolU ce héros né de race dWine, Qo*on te dit ti MUTeut que le ciel tedettine. i'jtX auipiftte Cétar, qui sur le Tibre eneor Où Saturuf? a re f^aé produira Tâge d*or.
PIALOGrB
« ane si grande princesse en Tue; et c*est ce que j*appelle mon a masque dans le même billet à M. Bayle, duquel je you^ ai déj& « parlé.
« Je pourrois, Monsieur, justifier aussi la négligence dont « votre autre remarque accuse ma suscription, en disant que « cette seule raison qu*il ne s'agit que d'une souscription et « d'une suscription de lettre, demande qu'on n'y cherche pas « d'ornement. Vous n'approuveriez pas, sans doute, que je <^ chaussasse le cothurne et entonnasse la trompette pour dire à « un ami que^'^ suis son serviteur y et pour mettre sur une enve- « loppe : A M, un tel à Windsor ou à Londres ? Je vous connais « trop judicieux pour une pareille prétention, car ce seroit, « comme dit Horace, fumum dare exfulgore; au lieu que, selon « lui, il faut exfumo dare lucem, ou, pour me servir d'une com- « paraison de votre métier, ce seroit donnera David les armes de « Saûly au lieu qu'il ne lui falloit que la malette du fils d'Isat^ « c'est-à-dire un accoutrement de berger. Vous savei trop, « vous qui êtes un maître, qu'il faut avoir la discrétion de pro- « portionner les expressions aux sujets; que les grands mots « sont pour les grandes choses, mais que les idées communes « doivent être proposées sans ornement et avec naïveté :
/ ersibus exponi tragicis res comica non vuU.
« C'est aussi la raison pourquoi je n'appelle cela qu'un griffon" « nage; sans, dis-je, aller plus loin, je me contenterai dès à pré- « sent de griffonner par avance, en guise d^enveloppe, ce petit « mot d'adresse et de souscription : A Criton, etc.; et c'est <« ainsi qu'en usa le poli Sarrasin dans ce billet d'enterremeiit « si naïf de la fameuse pompe funèbre de Voiture^ dont la siro- « plicité a été si fort célébrée par les connaisseurs :
De par le fils de Jupiter, Vous êtes prié d'assister Aux funérailles de Voilure Qui demain, mardi» se feront Au Parnasse, sa sépulture, Où leSiMuses se trouveront.
d'aRISTON IT D^ErOF.NE. K3
Voici maintenant cette pièce ou ce dialogue :