‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 14 sur 37 · NOMS LE$ PLUS ILLUSTRES P£ LA CHEVALERIE NORMANPE · texte numérisé non relu

NOMS LE$ PLUS ILLUSTRES P£ LA CHEVALERIE NORMANPE

Julien d'Amphernet, baron de Montchauvet, était fils de Jacques d'Amphernet « garde et gouverneur du chastel, ville et vicomte de « Vire, en 1499 (i), et de noble dame Suzanne de Pontbellanger (2) ; il était petit-fils de Michel d'Amphernet, chevalier, seigneur de Montchauvet, chambellan du roi Louis XI, qui servit dans la compagnie d'armes d'André de Laval, amiral de Laval ; il s'y comporta avec honneur et fut plusieurs fois blessé. Une sentence des Assises de Caen, du 9 novembre 1454, rend témoignage de la fidélité de Michel d'Amphernet et de celle de ses prédécesseurs aux rois, leurs légitimes souverains, pendant que les Anglais étaient maîtres de plusieurs provinces de France, et qu'un étranger tenant leur parti jouissait de ses terres (3),

Michel d'Amphernet, avant d'être chambellan du roi, avait rempli cette fonction auprès d'Arthur, fils du duc de Bretagne, comte de Richement, qui contribua si puissamment à expulser les Anglais de Normandie. Il fut reconnu noble et chevalier par Montfaut, en 1463.

Du mariage de Julien d'Amphernet avec Anne de Brécey naquirent trois enfants.

Après la mort d'Anne de Brécey, sa femme, survenue avant le 3 juin 1535 (4), Julien d'Amphernet épousa en secondes noces, à une date antérieure au 14 juillet 1540 (5), noble demoiselle Françoise Pigace (ou Pigasse), dame de Boucé et d'Aspres, fille de Roland Pigace, chevalier, seigneur desdits lieux, et de demoiselle Jacqueline de Cabriac. Françoise Pigace était l'héritière d'une famille chevaleresque dont plusieurs membres avaient figuré parmi les illustres défenseurs du Mont Saint-Michel (6).

(1) Archives de la Maison d'Amphernet ; preuves de Cour, La Roque, Histoire de la Maison d'Harcourt ; Nobiliaire universel de France, Maison d'Amphernet.

(2) La famille de Pontbellanger est une des anciennes du pays. En 1254, Renaud de Pontbellanger assistait aux Assises de la Manche avec Guillaume d'Amphernet, vicomte de Vire ; ses descendants possédèrent de nombreux fiefs en Basse-Normandie, notamment la baronnie de Montbray, et ils s'allièrent aux familles de

" Chaourses, de Montbourchier, de Rochefort, d'Harcourt, de Maineurare, de Vierville, d'Amphernet, de Sainte-Marie, de Canonville, de Héricy, etc.

(3) Y. Brunet, Une page de l'Histoire de Vire, Gilles Carbonnel et Jacques d'Amphernet {L'Ordre et la Liberté, de Caen, no« des 4, 5, 7 et 11 janvier 1882).

(4) Carrés de d'Hozier, cabinet des Titres, 26, Amphemet,

(5) Aveu du 15 juin 1540, in fine.

(6) La famille Pigace est d'origine chevaleresque ; elle a fourni trois défenseurs au Mont Saint-Michel pendant le siège des Anglais : Louis Pigace, Charles Pigace et le bâtard de Pigace. Le roi d'Angleterre confisqua leurs fiefs et les attribua à un de ses adorateurs, Guillaume Glacidas. La famille Pigace donna son nom à la Sergenterie Pigace, et ses membres furent reconnus nobles par Montfaut. Elle posséda plusieurs fiefs, notamment celui de Vergoncey. (Ed. Le Héricher ; Pitard et Esçtrait du registre des dons, confiscations, maintenues, etc.)

Devenu veuf une deuxième fois, Julien d'Amphernet épousa, le 6 juillet 1552, par contrat passé à Gaurey, noble demoiselle Marguerite de la Mothe-Fouqué, veuve de messire Jean d^Avoise, et fille de noble homme messire Jean de la Mothe, seigneur de la Motbe- Fouquet, et de demoiselle Marguerite d^Autevilie. Cette dernière union fut stérile.

En Tannée 1533, Julien d^Amphernet éprouva quelques troubles dans la possession de ses fiefs. Il ne pouvait, en effet, représenter les titres afférents aux seigneuries de Brécey et des Genetâis ; ces titres ayant été détruits lors d\in incendie arrivé au château de Brécey, vers 1515. Il fut autorisé à établir par témoignage ses droits de propriétaire. Le 18 juin 1533, une enquête eut lieu devant les Assises extraordinaires du bailliage de Mortain, tenues à Saint- Hilaire : le résultat fut conforme aux prétentions légitimes de Julien d*Afflphernet. Les juges du bailliage se réservèrent seulement à statuer sur ce <c qui concernait rhéritage d'Hamelin de Brécey (1). »

Les généalogistes ne s'accordent pas plus sur la date du décès de Julien d^Amphernet que sur les dates de ses divers mariages ; une généalogie établit qu^il mourut en 1553, en son château de Montchauvet (2) ; mais Pitard place cette date en Tan 1556 (3).

Dès Tan 1551, à la date du 13 février, messire Jacques d'Ampbemet, écuyer, rendait hommage pour le fief d'Avaugour (4).

Jacques d^Amphernet, chevalier, seigneur de Brécey, la Galounière, Saint-Vigor-des-Monls, Avaugour, la Tiercerie, Montramé, fut un des cent gentilhommes de la maison des rois Henri II, François II et Charles IX (5).

Au registre des ^ foy et hommages rendus à monseigneur le duc » de Montpensier en Tan 1565, » le possesseur du fief de Brécey est « noble homme Jacques d'Amphernet, seigneur du dict lieu » de Brécé en personne, lequel a faict foy et hommage et serment » et de fidellitey. 2> (21 août 1565) (6).

Jacques d^Amphernet acheta de Charles de Mouy les fiefs de la Jautée et Husson. Quelque temps après, demoiselle Claude de Mouy, fille de Charles, se porta demanderesse enclauseur pour être renvoyée en possession de ces fiefs ; mais une sentence du

(1) Archives de la Manche, À liasse 288.

(2) Généalogie de la Maison d'Àmphernet.

(3) Pitard, Nobiliaire du comté de Mortain, V<» Amphemet.

(4) La Roque, Histoire de la Maison d'Hareourty t. n, p. 1521 et suivantes ; Archives de la Manche.

(5) Preuves de Cour, Archives de la Maison d'An^phernet,

(6) Archives de la Manche, série A*

7 septembre 1579 la débouta de ses prétentions et la condamna aux dépens (1).

Jacques d'Âmphernet, seigneur de Brécey, épousa noble demoiselle Renée d^Ouessey, dame du Toucbet et du Gast, Me de messire Jean d'Ouesey (^), d'une famille chevaleresque, et de noble dame Anne de Briouze, ûlle d'Edmond, baron de Briouze et seigneur de Bellon, veuve de Guichard de Sainte*Marie, seigneur de Saint-Denis et de Lignon (3).

De ce mariage, naquit Françoise d'Amphernot, dont nous parlerons plus loin.

Les actes de Jacques d'Âmpbemet nous sont peu connus ; il appartenait à la religion réformée. Sa fille, Françoise d'Amphem^l, épousa un protestant qui eut son heure de célébrité : Jean de la Hothe-Fouquet, chevalier, tué en 1568, à la bataille de Saint-Denia, en combattant parmi les protestants. Le beau-père de Jacques d'Amphernet, Jean d'Ouessey, Tun des plus dévoués lieutenants du comte de Monlgommery, ne désarma point à la mort de celui-ci, en place de Grève, le 26 juin 1574. Il se signala, en effet, plus tard, dans une attaque du Mont Saint-Michel, en 1577, attaque qui ne réussit pas. Le Mont devait rester « contre les protestants ce qu'il :» avait été contre les Anglais, une forteresse catholique, inexpu- » gnable au milieu des Huguenots, après avoir été une forteresse y> invincible au milieu des Anglais. » Jean d'Ouessey porta ses tentatives sur des points plus faibles. Il trouva la mort en 1583, non dans un combat réguUer, mais dans un guet-apens tendu par les catholiques, dont les plus coupables prirent la fuite. Jean d'Ouessey, écuyer, sieur de la Vallée et du Touchet, fut inhumé dans Téglise paroissiale du Touchet, fondée par ses ancêtres.

Jacques d'Amphernet voulut venger la mort de son beau-père ; une instructf^p criminelle avait été commencée, mais les assas3ins étaient pour la' plupart hors d'atteinte ; ceux qui étaient incarcérés soulevaient certains moyens de défense qui pouvaient réussir en ces temps troublés. C'est pourquoi Jacques d'Amphernet présenta au Parlement une requête dans laquelle il défendit la mémoire de son beau-père contre les accusations des meurtriers.

Le Parlement se prononça bientôt sur cette affaire. « Un arrêt de :» la Cour du Parlement fut rendu, le 23 mars 1582, à la poursuite » Jacques d'Anfernet, sieur de Brécey, et de Renée d'Ouessey, sa

(1) Archives de la Manche, section £, liasse 1910.

(t) La famille d*Ouessey est très ancienne ; déjà florissante sous philippe-An^tte, elle s'allia dans la suite aux plus illustres familles normandes. (Fitard» NobUiawi du comté de Mortain),

(3) Pitardf Nobiliaire du comté de Mortain, V* Bouessey,

9 femme, pour raison de meurtre et homicide commis sur la per- » sonne de feu Jean d'Ouessey, sieur de la Vallée et de Touchel (1). » Une partie des assassins furent élargis ; plusieurs autres s^enfuirent et furent condamnés par contumace à des peines plus ou moins sévères. « Pierre Gaillard, contrôleur des tailles à Mortain, fut con- » damné à être pendu et étranglé à une potence dressée sur la place » publique delà ville de Mortain (2). »

La guerre civile n^en continua pas moins. Catholiques et Protes* tants se signalaient les uns et les autres par des crimes horribles. Le Mortainais et TÂvranchin eurent beaucoup à souffrir pendant cette période déplorable. Les victimes n'osaient pas toujours se plaindre; il fallait souvent un grand courage pour dénoncer' les actes des spoliateurs. Sous la Ligue, il y eut une recrudescence de brigandage (3). Un certain Tavelières, de Mortain, s'acquit, en ce temps-là^ une triste célébrité. Dans le comté de Mortain, il ne se trouva qu'un seigneur assez courageux pour oser dévoiler les crimes de ce bandit. Dans un mémoire adressé au Parlement, Jacques d'Amphernet, seigneur de Brécey, rapporte que Tavelières et ses complices « attaquent, battent, volent et rançonnent les mary> chauds et les voyageurs ; ils en tuent plusieurs, pillent les habi- :» talions, enlèvent des femmes mariées, les enferment et les » forcent; marient les filles contre leur gré, reçoivent salaire pour y> le mariage et insultent la justice jusque dans Tenceinte de la j> juridiction ; depuis neuf à dix ans que s'exercent leurs ravages, 9 ils ont fait baslir un logis à pavillons^ tourelles et dômes, lequel » n'a pas moins cousté de dix-huit mille livres, et ils ont osé prendre :» tous les bois de cette construction dans la forêt, au lieu dit la 1^ Corbière. » (-4) Nous ne connaissons pas la suite donnée à cette dénonciation patriotique.

La date de la mort de Jacques d'Amphernet ne^nçus est pas connue.

Françoise d'Amphernet, sa fille et unique héritière, égousa messire Jean de la Mothe-Fouquet, chevalier, seigneur du Fresnay, de Lucé et de la Grandvau, et baron de Saint-Sarni, qui fut tué par les Protestants, à la bataille de Saint-Denis, en 1568, sans laisser de postérité (5).

(1) Inventaire sommaire des Archives départementales de la Manche, antérieures à i790j rédigé par M. Dubosc^ archiviste (série À, 592).

(2) Ibid. A, 592.

(3) H. Sauvage, Revue historiquâf archéologique et monumentale de Varrondisse-^ ment de Mortain.

(4) Archives de la Manche, série A, 592.

(5) Généalogie de la Maison de Vassy, Archives nationales, cabinet des Titres.

Trois ans après, noble dame Françoise d^Amphemet épousa en deuxièmes noces messire Louis de Yassy, descendant^ d'après la plupart des historiens et généalogistes, de « Tillustre famille des » Vassy, qui, des grandes journées du siècle de Louis XIV, remonte y> par Jérusalem et Hastings jusqu'aux premiers ducs de Normandie. »

La création de la baronnie de Brécey obtenue, il ne manquait plus aux aspirations légitimes de Françoise d'Amphernet qu'un point important : le mariage de son fils. Ses désirs se réalisèrent : le 26 janvier 1614, messire Jacques de Vassy devint Tépoux de noble damoiselle Louise de Montgommery, petite-fille de Gabriel de Montgommery, le fameux Protestant. Françoise d'Amphernet se trouva être en même temps belle-fille d'une d'Harcourt et belle-mère d'une Montgommery, à l'époque où ces deux familles occupaient une situation prépondérante en Normandie.

Françoise d'Amphernet, baronne^ de Brécey, avait rempli en ce monde la tâche qu'elle s'était dévolue ; elle s'endormit dans la paix au mois de janvier 1614, peu de jours après le mariage de son fils aîné(l).

Les de Vassy

Messire Jacques de Vassy, chevalier, seigneur marquis de la Forêt, marquis de Brécey (2), seigneur du Gast, Saint-Vigor-des-Monts, Touchet, Celland, Préaux, St-Phihbert, Mesnil-Hermé, Mesnil-Patry, la Basoche, la Graverie, le Reculé, la Galonnière, xMesnil-Hubert, Saint-Aubert, Montramé, etc., chevalier des Ordres du Roi, gentilhomme oîjlittaire de sa chambre, capitaine de cent hommes d'armes de Sa Majesté, s'allia, le 26 janvier 1614, à noble damoiselle Louise de Montgommery, fille de haut et puissant seigneur messire Gabriel de Montgommery, baron d'Ecouché, de Vignats et de Saint-Sylvain, et seigneur comte de Ducé, de Chérencé-le-Héron et du Mesle-sur- Sarthe, chevalier de TOrdre du Roi, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, et gouverneur de la ville et du château de Pontorson, et de dame Suzanne de Bouquetot, son épouse, dame du Breuil et de la Motte. Le contrat fut passé devant le Prestre et Grammes, tabellions à Pontorson. Les Archives Nationales nous

(1) Archives de la Manche, S" A, 383. Compte de Jean d*Avenel, escuier de la recepte extraordinaire du Comté de Mortaing, 1614.

(2) Généalogie de la maison de Vassy, aux Archives Nationales,

^nt fourni les noms et qualités des mariés aussi bien que les Q«ms des témoins :

Jacques de Vassy, chevalier, capitaine d'une compagnie de chevau-Iégers des ordonnances, prêta serment de fidélité^ le 30 mat 1620. Il obtint, le 30 avril 1632, de Louis XIII, un brevet de ^ quatre » mille livres de pension pour les bons et agréables services qu'il lui » a ci-devant rendus et continue encore d lui rendre journellement ^ » et lui donner moyen de persévérer et supporter les dépenses qu'il 9 fait à cette occasion. » Le roi Louis XIII accorda encore par brevet, 4até de Paris, le 20 décembre 1624, trois mille livres de pension à Jacques de Vassy.

Après le décès de messire Jacques de Vassy, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi et capitaine de cent hommes d'armes, arrivée en 1638, intervint un accord, le 29 juillet suivant, entre noble dame Louise de Montgommery et ses fils, à Toccasion du douaire qu'elle réclamait sur les terres et seigneuries possédées par son mari, prélèvement fait par préciput, par Gabriel de Vassy, de la baronnie et terre de Brécey. Le 28 octobre de cette même année, les héritiers de messire Jacques de Vassy procédèrent au partage des meubles dépendant de sa succession (1).

Louise de Montgommery épousa, en 1648, en deuxièmes noces, messire Bernardin de Bourgueville, chevalier, baron de Clinchamps, qui figure dans une dispute de Jacques de Montgommery avec les religieux du Mont Saint-Micbel, en 1644, pour une affaire de chasse (2).

Louise de Montgommery eut « pour son douaire entre autres, les » terres ei seiignearies de la Galooniëre, où elle faisait sa résidettce » ordinaire ; elle était de la religion préteadue réformée.

» On voit par un acte devant les tabellions de Vire, Fan 1649, que » les Huguenots du canton tenaient leurs assemblées dans son logis » de la Galonnière. Elle donna cinquante livres de rente sur tous ses ^ biem au ministre qui entretiendrait Texereice de la reUgion préi» teuidue réformée à la Galonnière et aux environs de Vire, par acte » âerant les tablions de Vire, passé au manoir seigneurial de la ^ Galonnière, i'an 1650 (3). »

ScKU fils, messire Gabriel de Vassy, chevalier, mar€[uis de Brécey, épousa le 23 janvier 1640, noble damoisetle Claude du Bois, fille de 89ressipe Chartes du Bois, de Lepinay-Tesson, et de noble dame

(1) Arefmet de ta Manche £ 1910; Polinière, locô âtaio, La Chemape des Bois, V« Vassy.

(2) Desroches, Annales civiles, militaires et généalogiques du pays d'Avranches £t de toute la Normandie ; Poliaière, loco citato.

(3) Daniel Polinière, manuscrits V» Neuville,

Louise âu Bois, marquise de Piroi}, la Feuillie, etc^. (i). Une pièce authentique nous en fournit la preuve et indique les noms de plu^ sieurs téfooins.

Messire Gabriel de Vassy, marquis de Brécey et de Pirou, « mestre 1» de camp du régiment d'infanterie de Longueville, maréchal de > bataille des années du Boy, reçut mission, le 30 janvier 1649, » in duc de Longuenlle et d'Ëstouieville, gouverneur et lieutenant :» géiïéral en Normandie, de lever un régiment de dix compagnies 7> d'infanterie et un régiment de quatre compagnies de cavalerie. "»

De son union avec damoiselle Claude du Bois naquirent trois ^fanâs. •

L'intendant Chamillard passa à Brécey et reconnut noMes les membres de la maison de Vassy.

Messire Gabriel de Vassy mourut le 35 janvier 1684, au château ^6 Pirou, où il résidait habituellement, et son corps fut transporté à Brécey, lieu de sa sépulture.

Messire Claude de Vassy, chevalier, marquis de Brécey et de Pirou, seigneur et châtelain de Touchet, seigneur di patron du Grand- €elland, Lepinay-Tesson, la FeuilUe, Saint -Marcouf, AnneviHe, Beaulou, etc., épousa au mois de juillet 1671., noble demoiselle Françoise de Romilly, fille de messire Fraiïçois de Rojoilly, chevalier, mar4}uis de la Gbesnaye, et de noble dame Charlotte de Poillé. Trois enfants naquirent de cette union et m>oururent au beroeau.

Le Registre de PEvéehé d'Avranches^ en date de 167€, nous a conservé la trace d'une œuvre à laquelle Claude de Vassy et Françoise 4e Romilly attachèrent leur nom : « Claude de Vassy, chevalier^ » seigneur et marquis de Brécey et de Pirou, seigneur châtelain de i> Touchet, le Grand*^CeIland, Lepinay, Saint-Marcouf, Beaufou, la :» Folie et autres terres, et puissante dame N. de Roumilly, son » épouse, lesquels meus de dévotion ont fondé une chapelle sacer*- » dotaie dans leur rjbâteau de Brécey, en Thonneur du Saint^Sacre^ -» ment de Tautel et ils ont, pour cet effet, destiné un édifice bâti et » situé hors l'enclos dudit château qu'ils ont fait accc^mnoder pour n célébrer la sainte messet 1676. ))

Devenu veuf au mois de janvier 1680, messire Claude de Vassy^ Brécey épousa, par contrat du 6 juîllet 1681, noble demoiselle Marie-Ângélique Langlois de Motteville, fille de haut et puissant seigneur Georges Langlois de Motteville, conseiller du Roi et premier président en la Chambre des comptes de Tlormandie, et de haute et puissante dame Anne de Hontéclair.

De ce dernier mariage naquirent sept enfants.

(1) Généalogie de la maison de Vassy; La Ghesnaye des Bois, V» Vassy,

Claude de Yassy moaral au mois de mai 1704, ses héritiers procédèrent, le 30 septembre 1705, au partage de ses biens.

Messire François-Marie de Vassy, chevalier, marquis de Brécey et de Pirou, châtelain de Touchet, seigneur et patron du Grand- Celland, Lepinay-Tesson, Anneville, Saint-Marcouf, Cartigny et autres fiefs, épousa par contrat, du 16 janvier 1708, passé devant les notaires de Saint-Halo, noble demoiselle Hélëne-Pélagie de Géraldin, fille de messire Nicolas IV, de Géraldin, seigneur de Saint- Symphorien, de Lapenty, de Sainte-Anne-de-Buais, et de noble dame Anne de Malbranck. A l'occasion de ce mariage, le château féodal de Pirou fut en partie transformé en une habitation pacifique du goût de Pépoque.

Messire François-Marie de Vassy et noble dame Hélène-Pélagie de Géraldin assistèrent, le 16 décembre 1712, au mariage de messire Pierre-Nicolas-Raymond de Géraldin, grand bailli de Mortain, avec noble dame Françoise Michelle-Eléonore de la Luzerne, où étaient présents les évêques de Coutances, Limoges et Cahors.

Du mariage de messire François de Vassy et de noble dame Hélène-Pélagie de Géraldin naquirent deux enfants.

Messire Bruno-Emmanuel-Marie de Vassy, marquis de Brécey et de Pirou, naquit le 25 mars 1717 au château de Brécey, et fut baptisé à l'âge de 17 ans, le 26 mai 1734. Son acte de baptême ont les honneurs de l'impression dans le Mercure de France (juin 1734).

Il épousa par contrat du 13 avril 1738 (mais la célébration n'eut lieu que le 11 novembre suivant), son arrière -cousine, noble damoiselle Françoise-Suzanne-Jeanne de Vassy, fille de feu messire Jacques de Vassy, marquis de la Forest-Auvray, et de noble dame Marie-Louise de Marguerie de Vassy. Ils eurent quatre enfants.

En 1765, les héritiers du sieur deMarescot de Banville, dénommé prévôt au dernier gage-pleige, présentèrent au marquis de Brécey un état des rentes dues à celui-ci comme seigneur de Mesnil-Hermey. Ces rentes, au nombre de quarante-sept, sont énumérées longuement dans un travail sur Mesnil-Hermey, inséré au Bulletin mensuel de la Société scientifique Flammarion (1); nous y renvoyons le lecteur.

Il serait mort en 1780, d'après la Généalogie.

NOTA. — Ici, pour laisser place à d'autres mémoires, nous sommes forcé, à notre grand regret, d'arrêter Fétude si fortement documentée de M. Victor Brunet»

(1) 4« volume, page 117.

ESTHÉTIQUE ET CRITIQDE UnÉRAIBE

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